La Bavière s'invite aux Tuileries | Libre

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Désirs: Etre aimée par mon futur époux
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MessageSujet: La Bavière s'invite aux Tuileries | Libre   Dim 28 Nov - 11:45

    Par où commencer ? Le voyage depuis la Bavière avait été long, pluvieux et froid, mais l’essentiel était que j’avais enfin les pieds à Paris. Sofia m’avait suivit fidèlement et dès que je descendis de l’attelage elle ne put s’empêcher de s’affairer autour de moi pour défroisser ma toilette, et remettre mes cheveux en ordre. Pour ma part je me fichais de ce genre de petits détails. N’allait pas croire que je me moque de mon apparence, au contraire, j’aime me faire belle, mais c’était la première fois de ma vie que je venais à Paris…Mes yeux se posaient partout, je voulais retenir chaque détail. Alors vous vous doutez bien qu’une mèche de cheveux mal coiffé, et une partie de la mousseline de ma robe froissée…c’était bien le cadet de mes soucis. Pourtant je ne bougeais pas le temps qu’on s’occupe de moi.
    Les Tuileries s’offraient à mes yeux, je regardais de mes yeux brillant de curiosité chaque mur, chaque statue, chaque recoin. J’aimais déjà cet endroit avant même d’y avoir mis les pieds. La pluie avait depuis longtemps cessé et les dallages menant à l’imposant bâtiment étaient secs. Sofia prononça quelques paroles à mes oreilles mais je ne les entendais pas. J’avançais lentement, relevant un pan de ma robe pour éviter de marcher dessus. Toute à mon bonheur je souriais à chaque personne que je croisais, valet, domestique, noble…tout le monde. J’entendis qu’on m’annonçait et l’on me demanda de patienter dans le grand hall, on m’assura que les fauteuils qui s’y trouvaient été extrêmement confortable, comme si j’étais de ce genre de femme à passer mon temps assise.


    - Je préfère faire quelques pas dans le jardin que je vois là. Le voyage m’a fatigué mais j’ai besoin de prendre un peu l’air.

    Ma requête ne sembla poser aucun problème, on m’ouvrit la grande porte vitrée qui menait aux jardins et je pus à loisir arpenter ses allées. D’abord hésitante, Sofia finit par me laisser seule, elle devait s’occuper de faire décharger mes malles, de préparer ma chambre et de s’assurer que tout était au mieux pour moi. On me traitait avec les égards dignes d’une princesse. Ce que je n’étais pas encore. D’ailleurs si je pensais à mon futur mariage, la curiosité et l’excitation se mêlaient à une réelle appréhension. J’avais peur d’avoir imaginé un mariage trop parfait, un mari aimant et une vie heureuse. Pourtant je ne voyais pas quoi rêver d’autre. J’étais optimiste de nature et je refusais de me laisser aller à la tristesse et au pessimisme. J’étais promise à Eugène de Beauharnais, je ne savais rien de lui à part qu’il était le fils de mon impératrice et le fils adoptif de mon empereur. J’étais honorée d’avoir été choisi pour être sa femme et je me montrerais digne de lui.

    Mes pas me guidèrent jusqu’à une fontaine. Elle était éteinte car le temps ne permettait pas d’apprécier sa beauté, et puis cela me permettait de m’asseoir sur son rebord sans craindre de mouiller ma robe. Une légère brise me fit frissonner à travers ma capeline noire, et une plume de mon chapeau me chatouilla la joue.


    - Améliaaaaa

    Poussant un soupir, je tournais la tête vers l’endroit d’où s’élevait la voix. Ma gouvernante n’eut pas besoin de renouveler son appel, elle me repéra dès qu’elle franchit la petite haie bordée de fleurs. S’avançant d’un pas rapide, la femme qui avait l’âge de ma mère me surplomba d’un air sévère. Mais très vite un sourire vint réchauffer son visage.

    - Allons, ne disparaissez pas ainsi sans m’avertir. Je vais faire préparer votre chambre, un domestique est allé vous annoncer, vous feriez mieux de retourner dans le petit salon près du hall.
    - Mais je suis bien ici. Laissez moi me remettre encore un peu, il n’est pas nécessaire que je sois présentée dès mon arrivée.

    Sofia Kauffmann me regarda un long moment sans rien dire, mais elle finit par abdiquer. Elle me salua et me quitta en soufflant qu’elle préviendrait le domestique que je me trouvais ici. Pour ma part, je n’attendis pas qu’on vienne me trouver près de la fontaine. J’avais les fourmis dans les pieds d’être restée si longtemps assise. Je me levais et fit à nouveau le tour du jardin. J’avais vraiment besoin d’air, pas seulement à cause du voyage. Je me sentais mal à l’aise d’arriver ainsi. Certes j’étais attendue, mon mariage était prévu pour dans quelques semaines et ma future belle-famille devait avoir hâte de me rencontrer… Mais n’auriez-vous pas été effrayé à ma place si cette belle famille en question était composée des membres les plus puissants de l’empire ? L’empereur lui-même ! Sa femme Joséphine… Les frères et sœurs Bonaparte… J’avais peur de ne pas leur plaire. J’avais mon caractère, j’appréciais les grands espaces et redoutais d’être confinée des heures dans un salon à observer le silence dans les conversations. J’adorais monter à cheval et nager…Cela ne me serait-il pas interdit une fois que je deviendrais Augusta-Amélia de Beauharnais ?

    J’en étais là de mes réflexions lorsque je me retrouvais dans un coin du jardin que je ne connaissais pas encore. Je ne savais pas où j’étais et je n’arrivais pas à me repérer pour retourner sur mes pas. J’avais tellement la tête ailleurs alors j’avançais un peu plus tôt que je n’avais pas fait attention où me menait mes pas. Et me voilà passant devant les portes vitrées d’un long bâtiment.
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