Laure Junot #

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MessageSujet: Laure Junot #   Sam 25 Déc - 4:41

Laure Junot
Feat._____ Gemma Arterton


  • 22 ans.

  • En tant qu’épouse d’un général de l’armée de Napoléon, Laure fait partie de la noblesse impériale. Mais à son grand regret, Napoléon n’a toujours pas accordé de titre à son mari ni même le bâton de maréchal.

  • Laure a épousé Jean-Andoche Junot en 1800. Malgré leur différence d’âge, ils forment un couple heureux mais sans descendance pour le moment.

  • La jeune femme est née le 6 novembre 1784 à Montpellier. Son père Charles Permon était pourvoyeur de vivres pour l’armée d’Amérique et administrateur civil en Corse. Sa mère Panoria a toujours prétendu descendre d’une branche de la famille Comnène, dynastie déchue des empereurs byzantins.


« Qu’une danse emporte ma vie »

Lettre de Mme Permon adressée à Mme Bonaparte, datant de 1789
[…] Ma fille Laure se plaît à Paris même si elle continue de réclamer son amie Caroline. C'est pour elle que le déplacement de Charles a été le plus difficile. Elle aimait vivre en Corse, sous un ciel toujours bleu et un soleil qui frappait toute l'année. Je me souviendrais toujours des nombreux soucis qu'elle m'a donné lorsqu'elle échappait à la surveillance de la bonne ou de la mienne pour courir à toutes jambes à travers champs dans l'espoir de retrouver l'allée menant jusqu'à votre demeure. Tous les coups de fouet et les réprimandes n'ont pu empêcher cette petite sotte de n'en faire qu'à sa tête si bien que nous savions que lorsqu'elle disparaissait, elle se trouvait auprès de vous et du reste de votre famille pour s'amuser et se faire caresser par vos filles. Moi qui ait eu tant de mal à éduquer une seule jeune fille, je ne peux imaginer les difficultés que vous avez eu pour vous occuper de tous vos enfants, tous pourtant parfaitement charmants et polis. J'aimerais garder ma fille aussi innocente, insouciante et douce qu'elle l'est aujourd'hui. On m'a toujours dit que la société de Paris était fort peu policée et cruelle pour ceux qui viennent de province. Mais vous me connaissez, j'ai assez fort caractère pour choisir mes amies et pour me faire respecter de ce monde. Charles a toujours été un fidèle serviteur de la royauté et je suis persuadée que nous ferons de belles rencontres, surtout pour ma fille qui peut espérer ainsi faire un beau mariage.
Pour le moment, elle se trouve près de moi alors que je vous écrit pour vous donner de nos nouvelles selon vos souhaits. Ses boucles brunes sont mal coiffés comme d'habitude. Elle comprendra bien vite que Paris n'est pas aussi complaisant à cet égard que la bonne société de votre chère île. Elle regarde par la fenêtre et fronce le nez devant la procession de ces messieurs les députés des États qui défilent dans les rues de notre capitale etc. […]

Lettre de Laure Permon à son père, datant de 1794
Cher papa,
Maman et moi sommes arrivées à Paris déjà avant-hier malgré mon grand déplaisir. Maman n'a cessé de m'adresser des remontrances pendant le trajet mais je sais fort bien que je les méritais. Elle s'est moquée de ma frayeur à l'idée de revoir la maison de Paris et m'a giflé quand je me suis mise à pleurer. Mon bon papa, je sais qu'elle a raison et que les rues de la grande ville sont bien calmes depuis que les méchantes personnes ont été punies par la guillotine. Mais j'ai toujours peur la nuit que Mme de Lamballe et toutes ces têtes plantées sur des piques reviennent me hanter. Maman m'a dit que j'étais une sotte. Le temps est terminé où les méchants hurlent dans les rues pour tuer les ennemis de la patrie. Maman a raison et même si nous sommes bien pauvres maintenant, elle a dit qu'elle était contente de retrouver la maison de la rue Conti (elle ne s'appelle plus la rue Conti maintenant mais je ne connais pas son nouveau nom). Revenir ici m'a fait penser à l'époque où j'étais petite. Je pouvais alors porter toutes les robes et les rubans que je voulais. Vous m'aviez offert un cheval à bascule en bois, vous en souvenez-vous ? Mais vous m'avez promis que maintenant que la Révolution est finie, tout serait plus facile et que j'aurais de jolies robes à nouveau alors la situation me convient aussi. Maman a invité des amis dans notre maison pour une petite réception, comme elle dit. Elle espère tisser de nouvelles relations.
Je vous embrasse bien fort, mon bon papa, vous me manquez beaucoup,
Laure.

Lettre de Laure Permon à Caroline Bonaparte, datant de 1797
Chère Caroline,
Veuillez me pardonner d'avoir mis tant de temps à répondre à votre charmante lettre. La vie à Paris est particulièrement vorace de temps et il m'est impossible de m'échapper des festivités qui ponctuent le Directoire. Les adultes badinent pendant que nous autres, les enfants, sommes chargés de nous amuser. Rude tâche ! Ma mère, Panoria, tient salon dans notre Hôtel de la Tranquillité, rue des Filles-Saint-Thomas. Elle y reçoit un fort beau monde et surtout ces Merveilleuses et ces Incroyables qui, je le crois, vous plairaient fortement. Les dames sont vêtues à l'antique dans de longues robes blanches qui ne dissimulent rien de leurs formes et les messieurs sont coiffés de telle manière que des oreilles de chien retombent sur leurs oreilles ! Ils parlent de façon bien étrange que j'ai tenté d'apprendre mais cela m'est bien trop difficile ! Essayez donc de supprimer tous les sons « r » de vos phrases. Rien que mon prénom est affreux à l'oreille : « Lau' ».
Mère reçoit de nombreux corses dans son salon et organise des jeux. Certains d'entre eux nous apportent de vos nouvelles. Je ne vous ferais pas la liste de ces personnes mais je sais que Mère a envoyé une lettre à Mme Laeticia qui en contient une. Vous me demandez des nouvelles de votre frère Napoléon et je suis en mesure de vous en fournir. Il vient souvent voir ma mère. Pour tout vous dire, il n'a pas l'air très en forme : osseux, jaune, maladif, ses traits sont anguleux et encadrés par les oreilles de chien dont je vous parlais plus haut. Il ne se donne jamais la peine de peigner soigneusement ses cheveux ! Les dames comme Mmes Tallien et Hamelin se moquent de lui et de son aspect. A dire vrai, ce qui agace le plus Mère, ce sont ses bottes mal cirées, trop larges pour ses jambes maigres (je m'amuse à le surnommer le Chat botté, ne trouvez-vous pas que cela lui convient particulièrement bien ?) et qui craquent sur le parquet. Mais rassurez-vous, s'il grogne parfois, il se montre parfaitement gentil avec moi. Il est accompagné de ses aides de camp, Junot et Muiron […].

Lettre de Laure Permon à Jean-Andoche Junot datant de 1799
Mon cher ami,
Je me languis de nos conversations, de votre sourire et de vos yeux d'un bleu si éclatant qui me font frissonner lorsqu'ils se posent sur moi. Je me languis de vous. Je vous sais parti dans une campagne importante, le général a besoin de vous mais je ne peux m'empêcher de souhaiter que vous reviendrez bientôt. Il me semble parfois entendre, lors des réceptions données par maman, que l'on annonce l'entrée du général Bonaparte et de ses aides de camps. Aussitôt, bien que je sache pertinemment qu'il est impossible que vous soyez là, je relève la tête et je vous cherche du regard. J'espère que vous reviendrez triomphant comme le jour où vous étiez allé déposer les drapeaux conquis en Italie au palais du Luxembourg. Que la guerre est affreuse quand elle enlève le général à la femme qui l'aime ! Vous savoir loin de moi est un déchirement et j'aurais aimé vous accompagner dans toutes vos batailles car c'est votre vie que je souhaite partager, votre vie, vos combats et vos victoires. Et je n'ai cure de savoir que ce n'est pas une place pour une jeune fille.
Je ne peux tout de suite vous écrire plus mais vous aurez une nouvelle lettre dès demain. Je sais que Mère vous est favorable et j'ai bon espoir que vous puissiez demander ma main officiellement dès votre retour, surtout si vous avez l'approbation du Premier Consul.
Que des milliers de baisers vous accompagnent,
Laure P.

Lettre de Laure Junot à Jean-Andoche Junot datant de 1804
Mon cher époux,
Je vous envoie une brève note en ce jour de décembre 1804 pour vous signifier que j'attends votre retour à Paris avec une impatience grandissante. La ville est en pleine ébullition à l'heure actuelle. Nous sommes restées cloîtrées ma pauvre mère malade et moi dans notre Hôtel dans la peur d'un événement mais tout s'est bien déroulé pour Napoléon. Qui aurait cru que le Chat Botté serait devenu empereur ? Ma joie doit être égale à la vôtre et est juste ternie par le fait que vous ne soyez pas à mes côtés. Napoléon a été si bon pour nous qu'il me semble qu'il serait fort injuste que ses faveurs ne se poursuivent pas surtout pour vous qui avez été le compagnon de toujours. J'ai quant à moi la chance d'être une amie des sœurs Bonaparte. Mais que dis-je ? Je me laisse emporter par l'enthousiasme de la nouvelle ! Je savais que j'avais raison de vous aimer et de vous épouser malgré votre âge plus avancé que le mien. Vous être un homme d'un tel courage que porter le nom de votre épouse est une fierté plus grande que toutes les grâces de Napoléon. Notre mariage est le souvenir le plus cher qui soit à mes yeux ! Je savais que vous aviez un destin et qu'il était de mon rôle de vous épauler.
Je vous aime toujours et plus encore,
L.

Lettre de Mme Gérard à Hannah Greichmann datant de 1806
[…] Chère amie, je sais que vous vous interrogez sur les intentions de Mme Junot à votre égard. Soyez assurée que Laure n'est point mauvaise et ne cherche point à trouver vos faiblesses pour les exploiter comme c'est le cas dans nombre de salons de Paris aujourd'hui. En réalité, je suis persuadée qu'elle cherche en vous une amie car parmi notre petit cercle, il est peu de personne qui soit à sa hauteur comme dans l'entourage de Madame Mère ou des princesses Pauline et Caroline dont elle fait partie. Votre liberté d'expression doit lui faire certainement quelque peu envie car elle se débat contre les chaînes de son haut rang tout en ambitionnant d'en obtenir un plus haut encore. Vous lui seriez d'un soutien sans pareil si vous parveniez à vous entendre toutes les deux. Après tout, vous êtes si semblables !
Mme Laure Junot a été surnommée la « petite peste » par Napoléon il y a de cela quelques années. Il est vrai qu'elle a l'art des formules assassines et il est malaisé d'avoir toujours réponse à ses réparties et à son ironie mordante. L'un des buts qu'elle semble s'être donné dans la vie est de se faire remarquer et d'être indispensable à toute bonne société. Elle dépense libéralement, met des toilettes toujours plus somptueuses et extravagantes. Elle a de toute manière toujours des idées incroyables et aucune limite ne semble avoir été tracée pour elle. Laure peut paraître comme une de ses familles qui utilise son intelligence et sa magnificence pour ses petites intrigues mais je peux vous assurer qu'il n'en est rien. Je la connais bien, ayant fréquenté le salon de sa mère, Mme Panoria Permon lorsqu'elle était enfant. Si elle était déjà pleine d'esprit à l'époque, converser même quelques minutes avec elle aujourd'hui est un plaisir recherché. De toute manière, vous serez bien obligée de la revoir car elle est invitée partout et l'on s'accorde à dire qu'elle est un de nos grandes dames de l'Empire. […]

Note envoyée par Laure Junot à Nicolas Oudinot (1806)
Monsieur Oudinot, je vous attend à trois heures précises dans les couloirs des Tuileries afin que nous procédions à l'échange de nos dus. Soyez certain que je vous manifeste ici une impatience non dissimulée à l'idée de tout ce que vous allez m'apprendre sur les mœurs des habitants de ce château. Après tout, vous avez un don exceptionnel pour recueillir toutes les informations dont je suis friande et dont je nourris mes conversations et mes écrits (vous comprendrez que je ne peux en dire plus ici, tout cela doit évidemment rester caché aux yeux du monde) et vous feriez un espion redoutable ! Toute cette nouvelle noblesse n'est guère différente de l'ancienne et bien des scandales et des secrets sont dissimulés dans les plis des froufrous de ces dames et derrière les sourires hypocrites. Je m'intéresse de près en ce moment aux nouveaux mariés de la famille impériale et je cherche à m'approcher de la gouvernante de la petite bavaroise, la sèche (comme le sont tous les Allemands, l'avez-vous remarqué ?) et hautaine (voilà bien un sujet d'étonnement) Mme Kauffmann. Je ne sais si vous l'avez déjà rencontrée mais si vous avez vu notre nouvelle princesse, son visage n'a pu vous échapper. Elle est de ces parasites qui s'accroche à une personne et ne la lâche jamais. J'essaie d'inviter cette Kauffmann à mes bals et réceptions dans l'espoir qu'elle accepte de se livrer à une oreille aussi complaisante que la mienne. Hélas, pour l'instant, ces manœuvres n'ont donné aucun succès mais je compte bien vaincre la méfiance de cette rude allemande. Je n'ose espérer que vous ayez plus de renseignements que moi sur le couple que forment nos mariés mais c'est dans l'idée que vous ouvrirez l'œil et que vous fouillerez de ce côté dans vos prochaines investigations que je vous narre tout cela. Je vous donne la somme prévue dans une enveloppe que je vous livrerais contre le compte-rendu de vos observations. Je vous saluerais mais nous n'échangerons pas plus de mots par discrétion. Votre amie dévouée.


« Qu’elle est belle quand coule son rimmel »
Lettre de Jean-Andoche Junot datant de 1799
[…] Lorsque je vois Mlle Permon, je loue la Nature d'avoir créé telle beauté. Vous l'auriez vu, mon ami, que vous seriez, vous aussi, totalement amoureux d'elle et piégé par tant de charme. La jeune fille dont nous parlons a une grâce infinie, une façon de se mouvoir tout en délicatesse. Sa silhouette élancée et svelte est soulignée par les longues robes qui sont à l'heure actuelle à la mode à Paris. Elle ne possède ce genre de beauté qui attire tous les regards et qui fait se pâmer les hommes et rougir les femmes de jalousie mais elle a un charme certain, discret qui ne demande qu'à être remarqué, un petit air mutin quand elle sourit. Ah, ce sourire qui bouleverse mon cœur, ce sourire qui conserve sa part de mystère ! On ne peut deviner ses pensées sur ses traits comme il l'est possible pour tant de femmes stupides. Quelle pensée peut-il lui causer ce demi-sourire discret ? Je la revoie plus jeune (je l'ai rencontrée pour la première fois lorsqu'elle avait treize ans), je n'avais guère prêté attention à elle. Elle a perdu ses joues rondes de petite fille mais pas le nacre de sa peau blanche. Hélas ! Aujourd'hui, elle est une femme et me voilà plus attaché à elle que je ne le devrais !
De fines taches de rousseur parsèment son visage allongé. Lorsqu'elle esquisse l'un de ces sourires dont elle a le secret, d'adorables fossettes apparaissent. Et ses lèvres ! J'ai honte de vous parler si prosaïquement, cher ami, mais ses lèvres ! J'aimerais dire que je ne les ai jamais observées, elles qui ont l'air si douces et si charnues, mais ce serait mentir que de dire que je ne désire pas les embrasser. Son visage aux traits réguliers est entouré par une chevelure noire brillante toujours parfaitement coiffée selon la mode. Ses yeux sont d'une couleur marron, ils brillent en permanence et s'allument d'une flamme dansante lorsqu'elle rit. On ne peut la fixer droit dans les yeux, on y plonge et on s'y perd. Mais ce n'est pas tout cela, ni même sa voix chantante et envoutante qui fait son charme : c'est sa vitalité, son énergie. Mais elle est petite, frêle. On a toujours besoin, j'ai toujours besoin de la protéger. […].

Lettre de Laure Junot datant de 1805
[…] Je n'ai jamais apprécié mon physique. Que vous dire de plus ? Je suis d'une banalité affligeante. J'ai beau me coiffer à la mode pour mettre au mieux en valeur cette chevelure noire terne et indomptable, j'ai beau choisir des vêtements pour mettre en avant le peu de formes que j'ai héritées de ma mère, je suis surpassée en beauté par toutes les femmes de l'entourage du Premier Consul. Je suis petite, frêle et plutôt maigre. Mon époux me parle de mes yeux, de mes lèvres, de mon charme si particulier mais en me regardant dans la glace, j'ai tant de mal à le croire ! Et en enfilant la robe pour le couronnement de Napoléon, je n'ai guère changé d'avis. C'est pour cela que je mets des tenues si extravagantes et si somptueuses, je cherche à compenser par l'élégance de mes mises et par le luxe de mes parures le peu de beauté que j'ai reçu de la Nature […].

« Que vois-je, Madame, vous rendrais-je écarlate?»
Lettre de Panoria Permon adressée à Laure Junot, datant de 1800
A l'heure où vous me quittez pour entrer dans la demeure d'un époux, il me semble essentiel que je vous fasse des dernières recommandations afin que vous soyez la plus douce et la plus tendre des épouses. Mais sachez tout de suite que les hommes n'ont pas besoin d'une femme qui leur soit soumise ou alors seulement en apparence. Je sais que vous n'êtes pas de ces femmes-là, que vous serez la partenaire de votre époux, qu'il pourra s'appuyer sur lui. Il est dans la faveur du Consul, sachez profiter de ce fait en tout. Vous avez un tel caractère, ma chère que j'en viens même à me demander si vous prendrez seulement la peine de lire ces quelques lignes. Vous aimez à froncez votre charmant petit nez pour marquer votre déplaisir et n'en faites qu'à votre tête. Il vous faudra soigner ce sentiment-là, chercher à adoucir vos colères et à vous montrer plus souple pour rechercher le compromis. Cela vous sera difficile autant avec votre mari qu'avec les puissants mais on obtient plus des autres avec un sourire et un verre de thé qu'en les méprisant et en les harcelant.
Cessez de prendre la mouche rapidement, de vous sentir blessée en cas de remarque désobligeante. Personne ne sera jamais gentil avec vous, mais au contraire la bonne société aura les yeux fixés sur vous pour vous critiquer et souligner vos défauts. Vous en serez capable, sans nul doute, car vous êtes d'une intelligence supérieure à tous ces gens qui vous jugeront. Votre énergie pourra renverser les barrières, votre courage ne vous fera jamais renoncer et votre fragilité apparente n'est là que pour endormir ceux qui ne se méfient pas assez.
Ma fille, soyez indépendante de corps et d'esprit. Ne laissez personne vous humilier et vous contraindre de faire ce que vous n'avez pas envie. Si vous conservez ces principes tout au long de votre vie, vous vivrez heureuse car rien ne compte plus que cela.
Votre mère aimante, Panoria.

Lettre de Napoléon Bonaparte, Premier Consul, datant de 1802
[…] Ah, cette charmante petite peste que Junot est parvenu à épouser ! [...]

Lettre de Mme Gérard à propos de Mme Junot, datant de 1806
[…] Oh, oui c'est une grande dame magnifique qui dépense sans compter. Que dépense-t-elle outre son argent pour acheter de splendides parures et recevoir fêtes à grands frais ? Et bien son énergie impressionnante pour atteindre les buts qu'elle se donne (rien ne peut jamais l'abattre), ses bons mots qu'elle distribue avec prodigalité, surtout dans le but de souligner les travers des personnes qui l'entoure. Elle est d'une compagnie fort agréable (si l'on ne fait pas partie de ses cibles) et recherchée lors des soirées car l'on est certain de s'amuser avec elle même dans les repas les plus ennuyeux donnés par Madame Mère ! Toujours de nouveaux projets et de nouvelles idées. Il est épuisant de vivre avec elle ! Certes, elle a des avis tranchés sur les personnes mais ils sont souvent parfaitement justes. Elle aime être remarquée et aimée. En permanence, elle garde un demi-sourire aux lèvres qui ne dévoile rien de ce qu'elle pense et ressent. Certains la disent sournoise mais en tant qu'amie de longue date, je peux témoigner qu'elle n'est jamais hypocrite. De toute façon, nous ne pouvons que lui pardonner tant son sourire et sa conversation nous sont indispensables ! […]

« J’avais rêvé d’une autre vie… »
Lettre de la duchesse d'Abrantès datant de 1828
[…] Vous me parliez dans votre dernière lettre de l'époque si lointaine et dont je me souviens pourtant si bien où je vivais au sein de la cour de l'Ogre corse. J'étais une jeune femme insouciante en ce temps-là et rien ne m'importait plus que de m'amuser et de plaire aux Bonaparte dans l'espoir que mon époux soit un jour récompensé pour tous les efforts qu'il avait fourni au service de Napoléon lors de ses campagnes militaires. Tant d'hommes de rien ont connu des destinées incroyables, tout était devenu possible ! J'ambitionnais tellement de pouvoir rivaliser avec ces dames superbement titrées et de pouvoir répondre à ces gens de l'ancienne noblesse que si mon titre était d'acquisition récente, au moins j'avais mérité de le porter pour tous les services que j'avais rendu à l'empereur. Un tel désir paraît si vain lorsqu'il est vu avec un œil rétrospectif. Je n'avais pas alors pleinement conscience de regretter affreusement l'époque bénie du Directoire où ma vie avait été si libre et si insouciante. Ce n'était pas tant le mariage que la montée sur le trône de l'usurpateur qui m'empêchait de m'exprimer pleinement, comme je le désirais. L'on n'acceptait plus la libre pensée et j'étais contraire de publier anonymement mes ragots tant il n'était pas apprécié de critiquer ouvertement la cour et les actions du Bonaparte, surtout que j'étais une femme ! Certes, ce n'était pas par amour de l'écriture que je publiais ces informations bien futiles, encore que j'y trouvasse un moyen de laisser échapper ma verve et mon écriture acerbe. Je menais alors un train de vie digne des plus grands et cette activité payait grassement. […]


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MessageSujet: Re: Laure Junot #   Jeu 6 Jan - 7:30

Les tuileries vous attendent, aurez-vous le courage de vous y rendre?

« Ange ou libertine ? »
Si Laure a été éduquée dans une famille stricte, elle a grandi et est devenue jeune fille sous le Directoire. Elle n'a jamais fait partie de ces Merveilleuses qui n'hésitaient pas à oser des extravagances mais n'est pas prude pour autant. L'épisode révolutionnaire l'a rendue quasi indifférente religieusement mais depuis l'Empire, sur le souhait de Napoléon qui tient à une stricte moralité, elle retourne fréquemment à la messe. Pas question cependant de sacrifier sa vie et ses envies sur l'autel ! Grâce à sa mère dont la liberté et la fierté étaient grandes et grâce à son intelligence exceptionnelle, Laure a appris à mener sa vie comme elle l'entend et à répondre à ses désirs. Si elle dépend de Jean juridiquement, leur couple est fondé sur une véritable égalité entre eux et leurs esprits sont complémentaires. Il n'est pas question de se laisser faire par les hommes ! Laure est plus fidèle à son époux d'esprit que de corps. Elle a connu l'amour charnel à plusieurs reprises avec d'autres hommes mais elle aime vraiment son mari et est donc loin d'être une débauchée même si elle n'hésite pas à fricoter avec d'autres hommes. De plus, cela a l'avantage de rendre Jean particulièrement jaloux.

« Royaume ou Empire ? »
Laure n'est pas idiote au point de ne pas se rendre compte qu'elle doit tout à Napoléon. Si elle est aujourd'hui une grande dame de l'Empire, c'est grâce aux faveurs de l'empereur et aux récompenses que celui-ci a accordé à l'époux de la jeune femme qui est parvenu à s'illustrer dans les guerres entreprises par le Corse. Au yeux de tous, Laure est donc l'une des fidèles de l'Empire, régime qui lui a permis de s'élever socialement. Bien plus, sa famille a toujours été proche des Bonaparte et des liens d'amitié la lient aux princes et princesses impériales. Elle et son époux ont été de toutes les batailles des Bonaparte et les ont toujours soutenu dans leurs ambitions, n'hésitant pas à flatter les ego des uns et des autres, Laure sachant ravaler son fiel quand il l'est nécessaire. Il n'est donc pas question pour elle d'entendre parler d'un roi légitime. D'autant que le retour d'un Bourbon serait forcément marqué par une épuration en haut lieu et qui frapperait les Junot en premier lieu. De toute façon, Laure ne croit pas au possible retour de l'ancienne dynastie.
Cependant, malgré les apparences, la jeune femme n'est pas une fidèle convaincue par l'idéologie de l'Empire et pire, Napoléon l'a affreusement déçue en ne récompensant pas son époux à la mesure des efforts qu'il a fourni pour lui. Laure n'a pas réellement de conviction politique, elle est opportuniste et est prête à changer de camp si cela sert ses intérêts. D'ailleurs, elle méprise de plus en plus Napoléon et son véritable délire monarchique qui le ramène à la bassesse des Bourbons.

« Fidèle ou comploteuse ? »
Laure Junot ne croit guère aux velléités de retour du frère de Louis XVI dont elle imagine les forces bien faibles et qui n'est guère soutenu parmi la population. Cependant, elle sait que des monarchistes veulent la tête de l'empereur et elle garde dans ses souvenirs les attentats contre celui qui n'était encore que Premier Consul. Quelles frayeurs avait-elle alors éprouvées ! Napoléon mort et c'était ses rêves, ses ambitions et son rang qui s'écroulaient. Elle a bien changé malgré le peu de temps qui s'est écoulé depuis ces évènements et la rancœur qu'elle éprouve contre l'empereur l'empêche de lui être d'une fidélité exemplaire. Elle ne cesse de cracher contre lui et sa cour dans les colonnes des journaux sous un faux nom et utilise l'aisance de sa plume pour faire courir rumeurs et désacraliser un temps soit peu cette famille de Bonaparte sortie de rien. Mais si elle est opportuniste, elle n'est pas prête à se retourner contre l'empereur pour lequel elle a encore une certaine affection. De plus, le vent n'a pas encore tourné et le pouvoir et la force sont toujours du côté du corse.


Pardonnez-moi, je n’ai pas bien saisi.

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Présence sur le forum: Régulière mais surtout pendant les vacances.
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Comment avez-vous connu le forum? : Publicité.
Quelque chose à rajouter : Merci beaucoup de m'avoir permis de modifier l'avatar de Laure Very Happy (et moi aussi, je préférais Gemma !)


Dernière édition par Laure Junot le Lun 7 Fév - 8:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Laure Junot #   Jeu 6 Jan - 18:46

Ne t'inquiètes pas! Nous attendons la fin avec patience et nous te réservons Laure entièrement.
En espérant te lire très bientôt Smile

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    Comment puis-je comprendre ce que je suis, alors que je suis la France?

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MessageSujet: Re: Laure Junot #   Lun 7 Fév - 8:47

Je suis vraiment désolée de mon retard impardonnable ><. Mais j'ai terminé ma fiche What a Face . J'espère qu'elle vous conviendra, j'ai tenté de la rendre un peu originale en présentant tout par le biais de lettres...
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MessageSujet: Re: Laure Junot #   Mar 8 Fév - 4:27

Bonjour chère Laure,

je suis ravie de vous annoncer que j'adore ( A-DO-RE!!! ^^ ) votre présentation. Vous avez réussi à incarner tous les aspects voulus chez notre jeune peste, et même davantage. Vous avez su vous approprier le personnage à merveille et à le rendre particulier. Je n'aurais pas rêvé mieux pour incarner notre chère potineuse impériale Razz J'aime bien comment vous avez rendu la présentation, effectivement, c'est très original. Cela aurait pu devenir ennuyant, vu l'absence de dialogues, mais au contraire, vous avez réussi à rendre la présentation extrêmement dynamique! Nous saisissons bien autant la description que les sentiments des personnages. Donc sincèrement, je suis fan! Smile

Vous vous doutez bien que vous être validée ^^'

Vous pouvez donc filer vers les rangs, les demandes de logements, la fiche de liens et de rp.

Si vous voulez une section pour vos articles de journaux, pour mettre à jour les potins que Laure découvrira, vous n'avez qu'à vous demander, comme pour n'importe quelle suggestion ou question, d'ailleurs. Révérence

Bienvenue aux Tuileries, petite peste!
Napoléon

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MessageSujet: Re: Laure Junot #   

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