Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry

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Secrets: J'aime comme un fou la femme que j'ai poussée dans les bras de mon pire ennemi.
MessageSujet: Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry   Lun 9 Aoû - 16:14

Charles-Ferdinand d’Artois (Charles de Berry)
Feat._____ Brad Pitt


• 28 ans

• Duc de Berry

• Célibataire

• Versailles, France


«Souviens-toi des jours passés »
« Je vous présente votre second fils, Monsieur le comte. » La sage-femme, aux allures d’une typique mère de campagne, avait déposé le nourrisson dans les bras de son père pour ensuite essuyer ses mains recouvertes de sang sur son tablier déjà bien sale. C’était une grosse femme à la poitrine généreuse et au sourire franc, du genre qui pouvait passer la journée à couper le bois et à récolter aux champs pour ensuite rentrer à la maison bercer les enfants. Elle était retournée auprès de la mère pour terminer son travail et avait laissé le comte d’Artois avec son fils. Le jeune homme à peine âgé de 21 ans avait regardé le rejeton et cherché à croiser son regard, mais le pauvre n’avait que quelques minutes de vie et ses yeux étaient clos. Le comte avait été attendri… Ce fils, Charles-Ferdinand… il savait qu’aucun père n’avait le droit d’avoir de telles pensées, mais ce fils, ce serait son préféré.

La petite enfance de Charles a été plutôt heureuse. Enfant actif, intelligent, drôle et aimé de tous, il avait tout. Déjà à quatre ans, il savait lire et écrire, il montait à cheval et savait compter. Malheureusement, sa paisible et agréable enfance ne serait que de courte durée, car les horreurs de la révolution française le rattrapèrent alors qu’il n’avait que onze ans. Charles se souvient encore du discours que son père avait prononcé, un jour. Il disait qu’il était temps de reconstruire, de réparer, et non de démolir. Il souhaitait garder la tradition, celle de nos ancêtres, de nos familles, il disait que la révolution détruirait les vies au lieu de les sauver, il disait qu’il n’y avait pas de progrès dans la destruction. Charles avait été grandement impressionné par se discours. Mais son père, que même son frère disait plus royaliste que le roi, n’avait pas pu empêcher l’horrible vague sanglante qui allait déferler sur la France. À l’aube de la révolution, la petite famille avait émigré, consciente de ce qu’elle subirait si elle tombait entre les mains des révolutionnaires. Mais Charles savait que son père n’avait pas perdu espoir.

Les années passèrent et l’adolescence rattrapa le duc de Berry. C’est à cette époque qu’il comprit qu’il suivrait les traces de son père et que même s’il n’avait que peu de chances de monter sur le trône de France un jour, il fallait rétablir la monarchie, ne serait-ce que pour l’honneur et l’amour de la tradition. Mais c’est également à cette époque que le jeune homme vécut une période de révolte, comme bien d’autres adolescents, d’ailleurs. Charles admirait beaucoup son père et en était très proche. Mais sa relation avec sa mère était très tendue. Cette femme lasse, blasée, triste et paresseuse était-elle réellement celle qui l’avait mis au monde ? Comment pouvaient-ils n’avoir que si peu de choses en commun ? Charles comprenait son père de chercher à aller voir ailleurs. Il ne s’entendait que très peu avec Marie-Thérèse. Témoin de la tristesse des mariages sans amour, se révoltant contre les engagements obligés, Charles avait regardé le couple que formaient sa mère et son père et s’était juré que lui, il se marierait lorsqu’il aurait des sentiments pour une femme et que celle-ci les partagerait. Oh, certes, c’était une attitude bien dramatique et surtout romantique de la vie, mais au final, seules les femmes choisissaient un époux pour l’argent ou le statut social. Certainement pas le neveu du roi, certainement pas le duc de Berry. Puis, il a rencontré Amy Brown.

« Ils étaient enlacés, entremêlés dans les couvertures et les riches étoffes qui recouvraient le lit du duc, dans le refuge anglais de la cour en exil. Les braises du foyer éclairaient la pièce d’une lumière diffuse mais il y avait de cela plusieurs heures que le feu n’avait plus dégagé de véritable chaleur. Le froid avait envahi la pièce. Les deux amoureux se faisaient face et se regardaient l’un l’autre, cherchant à percer les mystères de l’âme de leur bien aimé, s’abreuvant du sentiment profond qu’ils lisaient dans les yeux de l’autre. Charles sourit.
- Amy, ma douce Amy… Mon amour. Épousez-moi.

La jeune fille ne réalisa pas tout de suite la demande de son amant. Elle sourit, les yeux embrumés par la fatigue et l’amour, puis l’idée se fraya peu à peu un chemin à travers son esprit.

- Quoi ? répondit-elle en clignant des paupières.
- Je veux que vous soyez ma femme… murmura le duc, profondément épris. »

Et tous deux, en cet instant béni, avaient oublié. Ils avaient oublié les convenances, ils avaient oublié leurs origines, leurs droits et leurs obligations, leurs familles et leurs devoirs… En cet instant, il n’y avait qu’eux sur Terre, deux jeunes amoureux fous l’un de l’autre qui allaient sceller ce sentiment en une union définitive et solennelle. Le couple en liesse s’était rhabillé en vitesse. Amy avait enfilé une robe blanche en mousseline plutôt simple mais qui lui allait bien, et Charles portait son habit du dimanche quand ils quittèrent le domaine pour aller frapper chez le prêtre. D’abord en colère, puis inquiet, le visage du père Stuart était surpris en ouvrant la porte du presbytère. Charles avait supplié le prêtre de les marier sur-le-champ, moyennant bien entendu une jolie somme. Et les amants, maintenant époux, avaient passé le reste de la nuit et de la journée suivante à faire l’amour et à se regarder. Ce jour si heureux resterait gravé à l’esprit du duc et surtout dans son cœur pour le reste de ses jours. Mais comme on dit, toute bonne chose à une fin…

Le 7 avril 1802, Charles écrivit dans son journal les mots « Tuez-moi aujourd’hui, et nul ne vous en tiendra rigueur car à ce jour en cette heure, tout ce que je souhaites, c’est la mort. »

« Ce n’était même pas un mercredi sombre, ni pluvieux, ni brumeux, ni froid. C’était un mercredi ensoleillé. Le ciel était bleu d’est en ouest et le printemps commençait à bourgeonner. Il y a de ces dissonances dans la vie, des incongruités que l’on ne peut s’expliquer, des éléments que l’on colle ensemble et qui pourtant n’on rien à voir l’un avec l’autre. Comme cette immense tristesse que le duc ressentait, et la température du 7 avril 1802. C’en était presque insultant. Charles frissonnait, il tremblait, comme si la pression des larmes était trop dure à supporter. Il savait qu’il s’apprêtait à faire une grosse erreur mais il n’avait pas le choix ! Il était un homme, maintenant et il fallait parfois que les hommes se sacrifient pour ce qu’ils croyaient être plus grand et plus beau qu’eux. Non ?

Il avait donné rendez-vous à Amy dans les jardins du domaine et elle l’attendait, comme prévu, à son arrivée. Ses cheveux dorés absorbait la lumière du soleil et auréolaient son visage d’ange dont les yeux bleu saphir étaient rivés sur lui. Elle souriait et ce sourire donna l’envie à Charles de rebrousser chemin. Jamais il ne pourrait…

Il s’approcha d’elle et lui baisa la main. Elle sourit coquettement et lui adressa un regard complice. Il fallait dire que leur mariage, si romantique avait-il été, n’avait pas été reconnu et était resté pour la plupart un événement qu’on devait dissimuler et oublier. On avait même dissimulé les grossesses d’Amy, qui avait donné naissance à deux merveilleuses petites filles…

En voyant son visage, elle cessa immédiatement de sourire. Il avait l’air d’un mort, ses yeux étaient cernés et son visage verdâtre, il ne souriait pas du tout et le fond de son regard était rouge.

- Que vous arrive-t-il, mon aimé ? demanda-t-elle de sa voix douce mais inquiète.

Charles prit un moment avant de répondre. Il essayait de trouver les mots justes…

- Ma très chère Amy… J’ai quelque chose à vous dire. Mais d’abord… Je demande votre pardon, pour tout ce que j’aurais voulu faire pour vous et avec vous et qui n’a pas pu et ne pourra pas être fait.

Elle resta silencieuse, mais son regard se ternit.

- Mon père et mon oncle rentrent à Paris. Depuis que Napoléon est empereur, ils disent qu’il faut se rapprocher de la capitale pour mener à bien nos plans. Ils disent qu’il est temps de rentrer et que c’est moi qui prendrai les reines des opérations royalistes. Je dois absolument y aller.

Amy prit quelques secondes à assimiler la déclaration.

- Mais où est le problème, Charles ? Emmenez-moi avec vous…

Le duc prit une grande inspiration et déballa tout, d’un coup.

- Il m’est impossible de vous emmener avec moi, ma douce et tendre aimée, parce que vous et moi ne pourrons jamais être mari et femme et vous méritez d’être plus qu’une maîtresse. Vous méritez un mari qui vous traitera bien et qui fera de vous une femme respectée… non la vulgaire amante d’un duc bien frivole. Je vous quitte, mon ange, parce que je ne vous mérite pas et parce que jamais, à Paris, votre sécurité ne serait assurée. Je ferais de vous une simple maîtresse, incroyablement vulnérable…

- Mais être votre maîtresse me convient parfaitement ! Peu importe ce que je suis pour vous et aux yeux de la Terre entière, nul ne me rendrait plus heureuse que d’être avec vous partout où vous serez…

- Je regrette, mon amour…

Charles n’avait pu continuer sa phrase, tant les sanglots paralysaient sa voix. Il s’était retourné et avait poursuivi son chemin, conscient que chacun de ses pas brisaient le cœur qu’il ne se sentait même plus avoir. Amy avait crié, elle l’avait appelé jusqu’à ce qu’il disparaisse. Ce jour-là, Dieu et le diable en soient témoins, ce jour-là il avait voulu mourir. C’était la dernière fois qu’il verrait Amy Brown. »

En rentrant à Paris, Charles s’était renfermé sur lui-même. Il était devenu plus sévère, plus dur, plus noir, plus sombre. Son cœur s’était recouvert d’une couche de pierre et la façon qu’il avait trouvée pour cesser de se sentir comme une âme à qui l’on aurait arraché brutalement sa moitié était de se rendre inatteignable. Il avait érigé des murailles, nul ne pouvait ni le blesser, ni le rendre heureux. Ses attitudes étaient des façades, il était insensible. Bien sûr, sa véritable personnalité n’était pas disparue, mais elle était simplement prisonnière.

Depuis son retour à Paris, Charles est celui qui dirige les opérations royalistes et il agit avec son père comme pilier de l’opposition. Le temps cicatrise les plaies et il est prêt aujourd’hui à aimer à nouveau… enfin le croit-il, depuis qu’il a rencontré la belle Gabrielle de Manseau, la dame que son père a engagée pour séduire Napoléon et espionner à la cour. Mais à nouveau, Charles sait qu’il doit faire passer son devoir avant son cœur et c’est pourquoi il se console dans les bras de Félicité Préfontaine, une belle femme pour qui il n’a guère de sentiments. Gabrielle est son joyau intouchable et il la regarde, la couve et la protège de loin…


«T’es beau parce que t’es courageux »
Charles est un homme incroyablement beau. Les dames gloussent et se retournent sur le passage de ce grand blond bien habillé et à la démarche nonchalante et séduisante. Ses yeux d’un bleu turquoise sont très expressifs et ses lèvres sont pleines, donnant aux femmes l’envie irrésistible de les sentir sur les leurs. Ses épaules larges et fortes font de lui un homme qu’on imagine puissant. Plus que tout, c’est le charisme qu’il dégage qui fait de lui un homme que l’on aime regarder et en présence de qui on cherche à se trouver.


« Et là, c’était la frime »
Bien entendu, la personnalité se juge selon le camp dans lequel on se trouve et pour ses ennemis, le duc est donc un homme intelligent, un fin stratège dont il faut se méfier et un être rusé et malicieux en qui on ne peut certainement pas avoir confiance. Mais pour ses amis ainsi que pour ceux qui ne le connaissent pas, Charles est un homme avenant, drôle, charmant et incroyablement charismatique. Mature en raison de l’âge, de son titre et des événements ayant parsemé sa vie, Charles est un adulte accompli qui sait bien s’exprimer et qui a des intérêts très variés. Il connaît tous les grands noms de la philosophie et se plaît même parfois à philosopher lui-même, mais il sait adapter ses conversations en fonction des intérêts de ses interlocuteurs, ce qui en fait un fin orateur. On dirait de lui qu’il est un homme politique cultivé et poli et on le trouverait peut-être même un peu froid. Cependant, Charles est en fait un homme passionné, chaleureux et il faut dire, très romantique. Enfin… Il l’était. Depuis 1802, il est plus renfermé sur lui-même et on peut parfois le trouver dur, sévère et intransigeant.

« Affalé, j’oublie »
Charles se réveille souvent la nuit en sursaut, alors qu’il vient de rêver de ces yeux… le fameux regard que lui avait lancé sa douce Amy, le jour où il lui avait avoué qu’il devait partir avec sa famille et qu’il était hors de question qu’elle vienne avec lui. Il l’aimait, d’un amour profond et intense, d’un amour tellement certain qu’il n’y avait qu’à se lancer avec elle dans cette vie qu’il était sûr de désirer passer avec elle, d’atteindre vieillesse ensemble et de s’enlacer dans la mort à la fin d’une vie riche et pleine en commun… un amour comme seules peuvent l’être les amours adolescentes. Mais malgré cela, il savait que jamais ces rêves de pourraient devenir réalité, car elle était une roturière anglaise et il était le fils d’un futur roi de France. Leur mariage, ce jour si heureux, n’était pas reconnu et ne pourrait jamais l’être. Aujourd’hui, bien qu’il ait encore des sentiments pour Amy, il comprend qu’il a fait le bon choix en la quittant… enfin… il tente de s’en convaincre. Aurait-il dû l’emmener avec lui ? Il regrette de ne pas avoir pu savoir jusqu’où cet amour le mènerait…


Les tuileries vous attendent, aurez-vous le courage de vous y rendre?

« Gentil garçon ou coureur de jupons? »
Lorsqu’il est amoureux, Charles n’est l’homme que d’une seule femme… à condition, bien entendu, que cette femme s’offre à lui. Présentement fou amoureux de Gabrielle, il sait pourtant qu’il ne peut entamer une relation avec elle et il passe sa frustration avec différentes conquêtes parisiennes qui, bien qu’elles ne lui apportent pas la pleine satisfaction d’aimer et de se sentir aimé, le divertissent tout au moins. Le duc se situe donc un peu entre le gentil garçon et le coureur de jupons, tout dépendant de son état d’âme et des sentiments qui l’assaillent.

« Royaume ou Empire? »
Comment admirer un homme qui a tué la tradition, qui a méprisé les anciennes familles et décapité la France qu’il dit aimer ? Charles est bien entendu un royaliste et, étant le fils du chef des Ultras, il est clair que jamais il ne pourra honorer ou même respecter le petit ogre corse qui s’est couronné en piégeant la France dans un système dictatorial dont elle avait pourtant cru se débarrasser dix ans plus tôt. Les dirigeants sont choisis par Dieu et non par la pointe d’une épée, et Napoléon ne mérite donc tout simplement pas de régner.


« Ordre de Saint-Louis ou Légion d’Honneur? »
Charles est issu d’une famille beaucoup trop importante pour qu’il reste les bras ballant alors que sa France adorée est dirigée par un usurpateur. Neveux du véritable roi de France, il prend les armes avec son père pour lui rendre le trône qui lui revient de droit. Les armes, certes, mais toutes les armes ne sont pas blanches et on peut aussi combattre par les mots et la ruse… Le duc de Berry est l’un, sinon le plus important opposants à l’Empire et c’est lui qui dirige leurs opérations.



Pardonnez-moi, je n’ai pas bien saisi.

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