Napoléon Bonaparte, Empereur des Français

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Feuille de personnage
Désirs: Ma jeune maîtresse sous moi....
Secrets: Je pense malheureusement à répudier de ma femme...
MessageSujet: Napoléon Bonaparte, Empereur des Français   Sam 14 Aoû - 5:46

Napoléon Bonaparte
Feat._____ Leonardo DiCaprio



  • 37 ans. Il est Empereur à 37 ans, alors qu’à cet âge, César était pontifex maximus, Charlemagne n’avait pas encore érigé son empire ; Alexandre le Grand n’avait même pas atteint cet âge. Définitivement, encore de belles années devant lui.


  • Empereur des Français, Roi d’Italie, Médiateur de la Confédération suisse, Protecteur de la Confédération du Rhin.


  • Marié à l’Impératrice Joséphine, cette femme qu’il aimait tant.


  • L’Empereur vient d’une famille de noblesse de robe italo-corse remontant jusqu’au XVIeme siècle.



«Souviens-toi des jours passés »

Je crois que, d’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours été ainsi. Cela n’a pas grandi en moi progressivement, ni apparu comme par magie. J’ai toujours été un commandant. En sortant du ventre de ma mère, j’étais déjà un enfant capricieux. Pouvait-on dire que j’étais un enfant gâté ? Non. Mais je savais ce que je voulais et comment faire pour l’obtenir. Je me souviens encore du vent de la Méditerranée qui entrait dans les fenêtres ouvertes de notre villa d’Ajaccio, de l’odeur qui flottait dans l’air ; cette odeur que je n’ai jamais retrouvé… Me manque-t-elle ? Je ne saurais le dire, l’odeur de la France est particulièrement attirante ; elle sent davantage le destin, la conquête, l’avenir. Je suis né dans une période troublé pour mon pays. La France venait d’en prendre possession ; j’étais donc né français. Ma famille était d’ancienne noblesse de robe, ce qui nous mettait dans une situation délicate face aux rébellions de Paoli, alors que mon père était à Versailles pour l’Assemblée générale des États de Corse. Mais tout ce qui avait attrait à Paoli, je ne l’appris que plus tard et je découvris une admiration pour ce personnage. Pour l’instant, ce qui me préoccupait, c’était de malmener mes frères et sœurs. Dès l’enfance, j’avais une personnalité tyrannique qui me plaisait. Ma mère ne faisait rien pour me réprimander ; peut-être savait-elle déjà que mon cas était une cause perdue, têtu comme je l’étais, peut-être savait-elle mon destin extraordinaire. Je n’avais pas encore dix ans lorsque mon père nous a amené, mon grand frère et moi, en France pour y faire nos études.


J’arrivai à l’École Militaire de Brienne un peu déboussolé, mais je ne le laissais pas paraître. On m’ennuyait beaucoup à l’école ; à cause de mon accent, de mon nom, de mes origines, pour eux mystérieuses, de mon admiration pour Paoli, que je venais de découvrir. Mais je ne me laissais pas attaquer sans répondre. Aux récréations, je dirigeais des jeux militaires. Un hiver, je pris le commandement d’un régiment de quelques élèves dans une bataille de boules de neige. Si j’avais su que cet événement ferait partie de ma légende, je ne l’aurais certainement pas fait. J’entends d’ici les commentaires suscités : « Le baptême de feu de ce général ? Eh bien, monsieur, c’était un baptême de neige à Brienne ! » J’étais un élève extrêmement doué, particulièrement pour les mathématiques, brillant, bien que parfois dissipé. J’avais la particularité de rêver les yeux ouverts, j’imaginais comment ma vie se passerait ; je voyais tout avec une telle précision que parfois, cela m’effrayait. C’était comme si cet avenir était devant moi, qu’il faudrait qu’une catastrophe se produise pour que cela n’arrive pas. C’était une certitude ; je n’allais pas devenir un simple militaire, ou un simple bourgeois empâté. J’avais un destin extraordinaire et je n’allais pas risquer de le perdre ; au contraire, je devais le conquérir. Mon père mourut et je devins chef de famille. Joseph était l’aîné, mais il était beaucoup trop faible pour supporter tant de gens sur ses épaules. Les événements qui suivirent vous les connaissez bien. On les raconte, ou du moins on les a raconté beaucoup à une époque. Le transfert à l’école de Paris, la garnison de Valence, Auxonne, oui… tout cela est bien connu et ce n’est guère important. À l’époque, je n’étais qu’un adolescent rêvant de gloriole comme tous les autres. Pourtant, j’allais la conquérir, cette gloire immortelle, petit à petit.

La Révolution… Ce terme seul parvenait à me faire rêver à l’époque. Seulement penser qu’un peuple, celui de France, en l’occurrence, prenait enfin son destin en main… Cela m’étourdissait de sa beauté. L’idée que le sang serait enfin versé non pas pour gagner des territoires, mais pour la liberté me rendait alors euphorique. Bien sûr, lorsqu’on laisse le peuple prendre les commandes, alors qu’ils n’ont aucune idée ni aucune teneur du pouvoir, cela les rend avides et fous. Et on verse vite dans ce qu’on appelé la Terreur. Pour moi, il s’agit d’un nom peu violent pour ce qu’il se passait en France durant ces années. Peut-être que si j’avais été à Paris, j’aurais compris les rébellions, les exécutions, mais je n’y étais pas. La Corse était aussi en ébullition en ce moment. Les Bonaparte contre Paoli que j’avais jadis tant admiré. Nous soutenions la Révolution de notre mieux, alors que les Paolistes voulaient une monarchie à l’anglaise. Mais je savais que les Français ne pourraient supporter une telle chose en ce moment. Déjà on humiliait le roi, on le forçait à des atrocités, on l’enfermait, lui et sa famille, alors comment voulait-on qu’on le respecte au Parlement ? On mit notre maison à sac et l’entière famille Bonaparte prit la fuite pour Toulon. Je reçus quelque grade militaire qui me permit de rencontrer ceux qui seraient plus tard de mes plus fidèles alliés. Mais lorsque les Parisiens décidèrent de mettre fin à la Terreur, ainsi qu’à la vie de Robespierre, je fus arrêté. J’avais quelque amitié avec des Jacobins. Cependant, mon emprisonnement ne dura guère. Lorsque je fus libéré, j’errais dans Paris sans commandement. Sans commandement et également sans argent… J’envoyais tout ce que je pouvais à ma famille. J’étais presque réduit à la mendicité. Même mon uniforme dénonçait mon piètre état.

Puisque je n’avais aucun travail, j’allais dans les fêtes à la mode. À La Chaumière, madame Tallien me recevait toujours avec grâce. Elle était belle, terriblement belle. Une de ses Merveilleuses qui ne peuvent qu’attirer l’attention. Des longs cheveux d’Espagnole, des yeux en amande, des cils courbés, un corps tout aussi courbé, d’ailleurs. Celle qui avait été Notre-Dame de Thermidor, celle qui avait inspiré Tallien à renverser Robespierre, se promenait pratiquement nue, dans cette mousseline transparente, toujours affublée dans des déguisements inspirés de la Grèce ou de la Rome antique. Un jour, elle était Diane, avec son carquois de flèches, le lendemain, elle était Atia de Julii, les seins nus. Elle était magnifique et je dois admettre que je l’admirais en secret. Elle était une femme d’influence, car sans elle, peut-être Tallien n’aurait jamais osé son coup d’état. Elle me faisait presque la charité. Un soir, j’allai à La Chaumière afin de récupérer du tissu pour me refaire une culotte, mais j’ignorais totalement que les Tallien donnaient une fête. Je m’avançai timidement vers Thérésa, qui parlait avec une dame toute aussi dévêtue qu’elle.

-Citoyen Bonaparte ! Quelle surprise, je ne m’attendais pas du tout à vous voir ici ! dit-elle en inclinant vivement la tête, comme si cette dernière venait d’être coupée par la guillotine.

Évidemment, Thérésa Tallien était à la pointe de la mode et en lançait la plupart. Je m’étais retrouvé dans un bal des victimes, ces fêtes morbides dans lesquels il est de mise d’avoir eu un parent passé sous la Louisette pour entrer. Je m’inclinai vivement, intimidé de me trouver sur les lieux.

-Laissez-moi deviner. Vous venez pour votre culotte, j’imagine ?

-Eh bien, citoyenne…

-Sa culotte, Thérésa ? Est-ce que cet homme est l’un de vos amants ? ricana la créature, qui caressait gracieusement sa flûte de Champagne.

-Rose, cessez de plaisanter ! Le général vient chercher du tissu que je lui ai promis. Général, je vous présente la veuve Beauharnais.

-Du général Beauharnais ? Grand homme, citoyenne.

La dame inclina la tête avec un sourire triste. Lorsque je la regardais, je voyais la souffrance qu’elle avait connue et combien elle avait due être terrible pour elle. Juste en la regardant, je voyais qu’elle était une femme frivole et coquette. Ses cheveux courts d’un beau brun chaud dégageaient un long cou gracieux. Son visage en forme de cœur était adorable, comme celui d’une fillette. Elle avait de longs yeux étirés, ce qui accusait ce que son corps avait de félin. Car ce corps était aussi beau que celui de la Tallien, courbé, ondulé, rond. Elle bougeait avec un mouvement déhanché, comme si elle dansait perpétuellement. Oserai-je dire que je tombai aussi amoureux d’elle ? Probablement. Son regard rieur, ses hautes pommettes me fixaient comme si elle eut été impressionnée de me voir devant elle. Thérésa rompit ce qui semblait un début d’intimité entre nous.

-Je dois vous laisser, mes amis. D’autres invités réclament mon attention. Revenez quand il vous plaira, général.

-Encore merci, citoyenne, dis-je simplement, incapable de penser à quelque chose de plus brillant.

Je restai donc seul avec la veuve Beauharnais, dont je ne pouvais détacher mon regard. Elle me sourit gracieusement. Je reculai de quelques pas, comme si j’avais peur de rester prisonnier de l’attraction qu’elle m’imposait.

-J’aurai plaisir à vous revoir, citoyenne.

-Venez prendre le thé chez moi, demain, général.

-Je n’y manquerai pas.

C’est aussi banalement que commença une des histoires d’amour les plus connues de l’Histoire. Évidemment, le lendemain, je me présentai chez elle. Les serviteurs rechignaient un peu à me laisser entrer. Il est clair que l’ancienne vicomtesse rencontrait des hommes plus élégants que moi habituellement.

Elle m’apparut comme un ange de beauté, toute de rose vêtue. Vaporeuse, elle avançait vers moi à petits pas.

-Général ! Je ne pensais pas que vous viendriez ! Vous m’en voyez ravie.

Je ne pus parler, je me contentai donc de sourire.

-Venez, venez ! Je veux vous présenter mes enfants.

Elle passa son bras sur le mien et m’entraina dans sa demeure. Elle sentait les îles, le bonheur, le sucre. Sa peau était chaude contre mon bras. Elle entra dans une pièce, certainement un salon, je ne m’en souviens plus. Deux adolescents se levèrent lorsque nous entrâmes.

-Voici mon fils Eugène.

Il était grand, mince, les yeux vifs et d’un bleu foncé. Son uniforme d’école était propre et il se tenait avec distinction, droit et fier. Ses cheveux bruns un peu trop long touchait à son col de chemise, mais ce qui risquait de manquer d’élégance dans sa coiffure, se reprenait dans son aristocratique visage. Le jeune homme s’avança vers moi et me fit un garde-à-vous.

-Et ma précieuse fille Hortense.

La demoiselle qui se tenait devant moi était toute délicate, blonde, rose et blanche, comme on pouvait s’y attendre d’un ange. Elle avait la grâce et l’élégance de sa mère, mais tenait certainement son air hautain et aristocratique de son père. Ses longs cheveux dorés étaient remontés dans un chignon tressé et ses joues se rosirent lorsqu’elle sentit mon attention sur elle. La jeune femme exécuta une petite révérence.

J’esquissai un sourire contrit. Après réflexion, c’était une situation assez étrange. Je n’avais que douze ans d’écart avec Eugène. Hortense elle-même était plus vieille que Jérôme, le dernier de la famille Bonaparte. J’aurais pu être leur frère et je courtisais leur mère. Fort heureusement, celle-ci fut apte à me faire oublier ces calculs d’âges.

-Venez, je vous prie.

Elle m’amena au jardin et elle me demanda ce que je pensais de ses enfants.

-Eugène est un garçon fier et intelligent. On voit tout de suite qu’il ferait un bon militaire, son père l’était. Si je l’avais sous mes ordres, j’en ferais un excellent soldat. Quant à Hortense, elle semble une jeune femme accomplie et prête à assumer son future d’épouse. Je me surprends que vous ne l’ayez pas encore fiancée à quelque homme de bonne condition.

-Mais, Bonaparte, elle a seulement quatorze ans !

-Je sais, mais à son âge, vous vous apprêtiez à vous marier, à traverser l’Océan…

-Vous vous êtes renseignée sur moi ?

-Sur vous, sur vos enfants, sur tout ce qui vous entoure, Joséphine.

-Joséphine, mais qu’est-ce que c’est ce nom ? Je m’appelle Rose.

-Votre ancien mari vous appelait Rose, votre fiancé vous appelle Joséphine.

-Mon fiancé ? Mais enfin, Bonaparte, je n’ai pas de fiancé.

-Il n’y a rien d’extraordinaire à ce qu’une veuve se remarie, vous savez ?

-Je le sais. Cependant, je n’ai personne en vue.

-Vous m’avez moi, Joséphine…

Quelques jours plus tard, nous étions mariés, même si j’arrivai en retard aux noces et que je partais immédiatement en Italie, cadeau de Barras, le dernier amant de ma femme et membre du Directoire.

J’avais rencontré Barras lors du 13 Vendémiaire et c’était grâce au commandement qu’il m’avait assigné que j’avais conquis quelque gloire avec le jeune officier Murat sous mes ordres.

La petite armée d’Italie que je dirigeai fut célèbre, autant que la guerre que j’y menai, mais il m’est bien inutile de vous la raconter, vous la connaissez certainement comme votre poche. Elle est étudiée dans toutes les écoles de guerres. Arcole fait partie d’une légende désormais.

Lorsque je revins à Paris, la rue de la maison de Joséphine fut renommée rue de la Victoire en mon honneur. Nous recevions beaucoup, mais ma femme également recevait. Son visiteur le plus assidu était le capitaine Charles. Les sorties nocturnes de ce militaire ont défrayé la chronique à l’époque, je n’ai donc pas besoin d’en dire davantage et je n’en ai encore moins l’envie.

Alors que je m’efforçais à amadouer Hortense, qui me pardonnait mal d’avoir été un Révolutionnaire, un de ceux qui avaient coupé la tête de son père, ma famille était sans dessus-dessous. Les Bonaparte détestaient Joséphine. Ma femme eut droit aux vilains surnoms de la part de Pauline, ma sœur, qui avait le même âge qu’Hortense. « La Vieille » qu’elle l’appelait. Inutile de dire que Caroline prit vite sa suite. Même ma mère n’approuvait pas mon mariage. J’adorais ma mère. Mon orgueil démesuré savait déjà qu’elle était la seule personne sur ce globe à être mon égale, tous les autres : des inférieurs.

Il y eut ensuite la campagne d’Égypte, qui m’apporta autant de gloire que la première. Je dois admettre que les Français, lassés du luxueux train de vie des directeurs, commençaient à comploter. Ils avaient faits la Révolution, tranché tant de têtes, versé tant de sang, pour qu’ils soient dirigés par trois rinces-pintes au lieu d’un seul. Il fallait changer la situation… Rue de la Victoire, on complotait également, Joséphine, mon frère Lucien et Murat. Mais pour bien réussir ce coup d’État, il me fallait l’accord d’autres personnages, Fouché et Talleyrand. Ils furent difficiles à convaincre. Après tout, avec moi, ils ne gagnaient rien, ils ne faisaient que conserver leurs postes. Et si notre plan échouait, ils risquaient bien de tomber avec moi. Charles-Maurice de Talleyrand fut plus difficile à convaincre. Ce ministre qui avait survécu aux dernières décennies françaises était très perspicace et savait prévoir les mouvements à suivre. Mieux valait l’avoir à mes côtés que contre moi. Fort heureusement, il se rangea à mes côtés, tout comme Fouché, dont j’avais absolument besoin, puisqu’il contrôlait la police.

Bien que le coup d’état de Brumaire fut plus compliqué que prévu, la chance était de notre côté et je suis devenu Premier consul, avec comme collègues Sieyès et Ducos, remplacés plus tard par Cambacérès et Lebrun. Je restaurai l’État français à Malmaison, un petit château que j’avais acheté pour Joséphine, créant la Banque de France, rétablissant l’esclavage et instaurant la Légion d’honneur. Tout cela avant d’être nommé consul à vie.

Mais plus que mes efforts à restaurer la France, à établir une constitution, c’est la victoire de Marengo qui solidifia ma position, encore fragile après Brumaire. Je commandai une toile de cette campagne au plus grand artiste de ce temps, Jacques-Louis David. Cet homme, l’inventeur du néoclassicisme, voulait rompre avec les fioritures de l’art baroque et rococo. Il avait un immense talent et était un des seuls artistes que je respectais. La toile qu’il réalisa en mon honneur fut certainement ce qui m’acquit définitivement à lui. Il devint le serviteur de mon régime. Mon régime, qui fut mon Empire. À la base, c’était pour protéger les valeurs républicaines. Certaines personnes ne le voyaient pas ainsi et me voyait plutôt comme le tueur de la Révolution. Pourtant grâce à l’avènement de l’Empire, je pouvais bien mourir, les valeurs fondamentales de la France resterait après moi et empêcherait ce monde sorti de la terre de s’effondrer.

Mon sacre est assez connu pour que je puisse vous en éviter le récit. Tous savent le froid qu’il faisait ce deux décembre, l’absence de ma mère, les critiques et les pleurs de mes sœurs pour éviter de porter la traîne de l’Impératrice. Toujours est-il que depuis le Sacre rien n’est pareil. Je suis l’Empereur. Empereur d’un Empire qui s’agrandit de jour en jour. Ma Cour aux Tuileries est des plus joyeuses, rassemblant l’ancienne noblesse comme mes soldats et leurs familles. Au dessus de toute cette multitude de gens parés, trône la famille Bonaparte-Beauharnais. Joséphine, avec l’âge et le pouvoir, a changé. Toujours autant dépensière, elle est moins frivole dans son comportement. Elle est faite pour être impératrice, elle sait où est sa place et n’en dérogera jamais. Elle agit avec une grâce et une magnanimité qui l’honorent. Elle n’a plus d’amants, moi j’ai des maîtresses… Comme quoi, tout est un retour de pendule. Je les multiplie et en change comme de chemise. Les femmes adorent le pouvoir et feraient tout pour s’en approcher. À chaque campagne militaire, à chaque fois que j’entre dans le palais d’un duc vaincu, une belle jeune femme s’avance vers moi, les yeux en larmes, me suppliant de ne pas faire de mal aux habitants de son pays. Mais je ne suis pas dupe, je vois leurs sourires derrière leurs éventails.

Cependant, une seule me permet véritablement de m’évader ces derniers temps. C’est pour cette raison que je désire l’avoir perpétuellement à mes côtés. Il s’agit d’Éléonore. Ma douce Éléonore… Avec elle, j’oublie que Talleyrand m’attend pour parler des relations avec l’Autriche, que je dois préparer ma prochaine campagne… Mais ces instants où je la tiens dans mes bras ne durent jamais. Je me relève rapidement et vais signer des papiers.

Car ma vie est bien en voie de devenir un roman, je n’ai guère besoin de vous dire mon nom.
Napoléon Bonaparte


«T’es beau parce que t’es courageux »

Avec le temps et le pouvoir, Napoléon Bonaparte a beaucoup changé. Du petit Corse aux cheveux en oreilles de chiens, chargeant le pont d’Arcole, il est devenu quelqu’un beaucoup plus apte à une figure d’Empereur. De ses cheveux coupés courts, châtains, il laisse une mèche retomber sur son front, qu’il a grand et haut, typiquement impérial. En fait, toute sa personne est digne d’un Empereur. Lorsqu’on regarde ses bustes, on ne peut s’empêcher de reconnaître l’effrayante ressemblance avec César ou Auguste. Le nez romain, droit et long, coupe avec sa bouche qu’il a plutôt petite. Son visage est plutôt creusé, il est facile de distinguer les fossettes qu’il avait aux joues dans sa jeunesse. Ses yeux sont probablement la chose la plus effarante dans son visage. Ils sont vifs, perçants, d’un bleu extrêmement foncé. Lorsqu’il est en colère, ses iris deviennent noirs. Sous son regard, il est presque logique de se sentir intimidé. En sa présence, également, d’ailleurs. Certainement qu’un jour, il a été beau, mais dès le lendemain, les épreuves ont fait mourir cette beauté. Ce qu’il lui reste est son charme. L’Empereur est un séduisant charismatique. De plus, l’attrait du pouvoir finit d’achever les femmes qui s’intéressent à sa personne.


« Et là, c’était la frime »

Napoléon Ier est un homme unique. Raison pour laquelle son pire défaut et sa meilleure qualité sont le même trait de caractère. Il s’agit évidemment de son orgueil. Entièrement démesuré, il pousse son propriétaire au pire comme au meilleur. Il fait construire fontaines, statues, arcs de triomphe en son honneur, mais il tue également pour lui-même. Derrière lui, il a certainement cette idée de Nation, de Patrie, mais il est clair que Napoléon veut être un Empereur avant d’être l’Empereur des Français. Habitué à ce qu’on lui obéisse au doigt et à l’œil, il rechigne à la moindre imperfection et est grognon. Pressé en permanence par les affaires de l’État, il expédie tout ce qui est loisirs et distractions. Il fait même l’amour rapidement ; quelques minutes et hop ! il faut retourner travailler. Nerveux, mais brillant, perspicace et intelligent, Napoléon révolutionne son temps et son époque. Cependant, malgré l’affection qu’il porte aux êtres qui lui sont proches, il ne peut s’empêcher de les négliger, en raison de sa charge de travail. Pour compenser et pour flatter son orgueil d’avoir une famille royale, il couronne toutes les têtes et donne titres et domaines, même si leurs propriétaires n’en sont pas dignes. De même, il s’octroie le droit de régenter leurs vies, brisant des couples, mariant et critiquant à sa volonté. Il est un homme dur avec lui-même et avec tous ceux qui le côtoient.


« Affalé, j’oublie »

Napoléon n’est pas homme à regretter. Les regrets sont pour les faibles, pour ceux qui n’ont pas eu le courage de diriger leur vie. D’ailleurs, pour lui, quand on est empereur, que peut-on regretter ? Il ne le dira probablement jamais, mais il est certain que lorsqu’il est seul, Napoléon pense à Jean-Baptiste Muiron, son aide-de-camp mort à Arcole. Il sait qu’il a pris un coup fatal lorsqu’un Autrichien l’a mis en joue. Muiron lui a sauvé la vie avec la sienne. Il ne peut oublier ce magnifique sacrifice. Lorsqu’il en parle à ses maréchaux, ceux-ci bénissent le nom de Muiron d’avoir sauvé celui qui les a mené à la gloire, qu’il est mort pour la meilleure cause du monde. Cependant, Napoléon se demande toujours comment Muiron aurait tourné. Peut-être serait-il parvenu à un destin plus beau que celui de son général. Il a mené des milliers d’hommes à leur mort, mais jamais il n’est hanté. Les hommes morts au combat sont pour lui des mouches qu’on écrase ; il y en a toujours de nouveaux. Dans l’atteinte de son idéal, il ne lésine pas à saigner la France. Il adore ses hommes, pourtant. Mais leurs morts ne signifient pas grand-chose pour lui, sinon que l’idéal pour lequel il combat est plus grand que lui, qu’eux, que tous. Mais avoir vu Muiron mourir… Son visage ensanglanté revient souvent dans ses cauchemars… Pourtant, jamais il ne l’avouerait...


Les tuileries vous attendent, aurez-vous le courage de vous y rendre?

« Gentil garçon ou coureur de jupons?»

Napoléon est le roi d’une Cour où toute l’Europe se presse. Et beaucoup de femmes veulent un morceau de l’Empereur des rois. Pour lui, il n’est guère facile de repousser ses charmantes offres. Il aime également prendre sauvagement les filles des vaincus. Autant Joséphine fut infidèle dans les premiers temps de leur mariage, autant c’est le contraire maintenant. Napoléon passe d’un lit à l’autre, la relation avec sa femme étant devenue courtoise. Puisque le ventre de l’Impératrice reste toujours aussi plat et qu’elle a déjà eu deux enfants, Napoléon croit d’être inapte à procréer. Mais cela prend une tournure différente ces derniers temps. En effet, la maîtresse actuelle de l’Empereur pourrait bien être enceinte. Même si Napoléon porte une affection éternelle à Joséphine, son grand Amour, il est loin de lui être fidèle. Pourtant, c’est elle qui recueille toujours ses confidences et secrets d’État ; ils sont toujours très liés.


« Royaume ou Empire? »

Napoléon est l’Empereur des Français. Il a travaillé vraiment fort pour arriver à un tel titre et il y tient plus que sa vie ; sa vie qu’il sacrifie pour le bien de l’Empire. Effectivement, il est évidemment que tout y passe. Sa famille l’aide dans sa domination de l’Europe, même si les frères et sœurs de l’Empereur n’ont pas nécessairement les capacités nécessaires à y faire face. Inutile de dire que l’Empereur guette les moindres mouvements de Louis XVIII et ne redouterait pas de lever les armes vers lui. Bien qu’il ne veuille pas réellement le faire, il ne peut décemment pas laisser un homme dirigé par les puissances alliées monter sur le trône de France. La Révolution a été faite, tant de vies ont été fauchées pour un Idéal. Ce serait bien la dernière des ignominies que le frère du Tyran revienne sur le trône.


« Ordre de Saint-Louis ou Légion d’Honneur? »

Évidemment, Napoléon ne travaille que pour lui-même. Il a des espions partout en France, sous les ordres de Fouché pour qu’ils débusquent la moindre actions des Royalistes. Depuis l’attentat de la rue Saint-Nicaise, le nombre des bombes ne réduisent pas… Il est clair que les Royalistes redoublent d’effort pour faire revenir Louis XVIII sur le trône. Mais une chose est certaine. Napoléon ne laissera pas ce gros roi prendre sa couronne si facilement !



Pardonnez-moi, je n’ai pas bien saisi.

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