Gabrielle de Manseau

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Désirs: Réussir ma mission et mener une vie normale
Secrets: Entre les deux ennemis, mon coeur balance.
MessageSujet: Gabrielle de Manseau   Dim 15 Aoû - 5:55

Gabrielle de Manseau
Feat. Keira Knightley



  • Age
24 ans
  • Titre ou métier
Baronne de Colombes
  • État social
Célibataire
  • Origines
Française

« Qu’une danse emporte ma vie »


Chapitre 1 : Une mort pour une vie…

L’homme prit le nourrisson dans les bras. Tout en regardant sa fille, des larmes emplirent ses yeux. Ce qui aurait dut être l’un des plus beaux moments de sa vie était, par un mauvais coup du sort, devenu par la même occasion un jour de deuil. Sa femme était morte alors qu’elle donnait naissance à leur deuxième enfant. Avec tristesse, l’homme déposa l’enfant dans les bras de la nourrisse puis se rendit dans la chambre où gisait encore le corps de celle qui resterait pour toujours son seul et unique amour…

Berçant en douceur le bébé, Camille, la nourrisse employée depuis toujours dans la famille des de Manseau, emporta le poupon dans sa chambre. En chemin, elle emmena à sa suite le jeune Philippe qui avait alors six ans. Lui aussi, élevé par elle ne semblait pas souffrir autant que son père de la disparition de sa mère biologique. En effet, elle n’avait jamais vraiment eu de gestes tendres pour celui qui était l’héritier mâle de la famille. Comprenant que son devoir était de parler au jeune garçon, Camille entreprit de lui faire comprendre le rôle qui lui incombait dès à présent, le devoir qu’il avait envers sa novelle petite sœur. Bombant le torse le petit garçon dit alors fièrement :


« Ne t’inquiète pas mimille, je prendrai toujours soin d’elle, il ne lui arrivera rien ! »

Lui caressant la joue avec tendresse, Camille sentit qu’à partir de ce jour, la petite serait chouchoutée par les deux hommes de la famille…

Chapitre 2 : Petit ange ou futur petit démon en puissance ?

« Gabrielle ? Mon ange, où es-tu ? »

Comme à son habitude l’enfant se trouvait là où elle ne devrait pas. Aussi décida-t-elle d’ignorer l’appel de son père. Tout du moins jusqu’à ce qu’elle quitte la chambre de sa défunte mère.
Depuis que cette dernière était décédée, la chambre était devenue un endroit interdit au commun des mortels. Tout devait rester dans l’état où la baronne l’avait laissé le jour de sa mort… Autant dire qu’une telle interdiction n’était bonne qu’à être contrée par la petite. Après tout, si sa mère lui avait laissé quelque chose, il fallait qu’elle le découvre…
Il y avait sept ans que cette chambre était close et si Gabrielle avait attendu aussi longtemps avant d’y jeter un œil, c’était bien parce qu’il avait fallut qu’elle réussisse à charmer Camille pour pouvoir obtenir la clé. Heureusement pour elle, son visage en attendrissaient plus d’un et quelques paroles bien placées avaient fait fondre le cœur de sa nourrisse…

Tik… Tik… Tik…

Sursautant, l’enfant promena un regard à la ronde. Quel était ce bruit étrange ? Se rapprochant de la coiffeuse de sa mère, elle continua de fouiner tout en gardant son attention portée sur les bruits qu’elle venait d’entendre. Mais bien vite, elle n’y fit plus attention, le regard attiré par un collier aussi beau qu’unique. Jamais au par avant un tel objet d’art ne lui était apparut devant les yeux. Le glissant à la hâte autour de son cou, elle le cacha sous son corset jusqu’à ce qu’elle soit dans un endroit sûr…


« Lielle ? »

La voix son frère dans un petit chuchotement lui parvint de l’extérieur. Apparemment, c’était lui qui venait de produire ces petits bruits en jetant des cailloux contre les volets de la chambre. Bien trop malin pour ne pas deviner où avait disparut sa sœur cadette, il savait aussi se montrer discret pour leur père. Entrebâillant les volets, la petite fille, laissa entrevoir son visage à son frère.

« Phil ? »
- « Oh… Lielle… Si père apprend que tu t’es rendue dans cette chambre, tu risque le martinet… »
« Mais… Phil… Il fallait que je voie… »
- « Chhht ! Père arrive, je vais l’occuper mais dépêche toi de sortir de là… »

Acquiesçant en silence, la petite referma délicatement les volets avant de quitter la pièce en vitesse. Même si pour ce jour, elle acceptait de fuir les lieux, elle savait déjà qu’elle reviendrait. Après tout, elle n’avait jamais été très obéissante et ce n’était pas près de changer !

Chapitre 3 : Le temps passe, l’enfant devient femme…

Gabrielle passait beaucoup de temps avec son frère et ses amis, grandissant tant en intelligence qu’en beauté.
Elle n’avait alors que douze ans mais déjà, elle commençait à ressembler à sa mère. Et si elle était aussi gracieuse et douce que l’avait été la défunte baronne de Colombes, la jeune fille était bien plus vive que ne l’avait été sa mère. Dans le but de protéger au mieux sa petite sœur, Philippe entreprit de l’initier aux moyens de défense qu’il jugeait important. Elle apprenait d’ailleurs avec son lui beaucoup de choses : l’art du combat, la tactique et comment user de son charme.
Bien sûr, leur père était contre ce genre d’enseignement. Si bien que les deux jeunes agissaient dans son dos. En sa présence, ils apprenaient les bonnes manières, les convenances ainsi que tous ce qui faisait d’eux des êtres issus d’une bonne éducation. Mais dès qu’ils se retrouvaient loin de la demeure de famille, ils n’étaient guère différents des jeunes paysans de leur âge.

Et puis vint le jour où Gabrielle prit pleinement conscience de sa féminité et de ce qui, de ce fait, lui incombait. Agée de seize ans, elle fut appelée dans le bureau de son père. Frappant légèrement à la grande porte de la pièce, celle-ci attendit patiemment qu’il lui permette d’entrer. Ce qu’il fit rapidement, d’une voix chaleureuse mais aussi distante que le voulait les normes de la bien saillance.
La pièce quoique plus pratique qu’agréable était éclairée par l’antre de la cheminée qui dispensait une agréable chaleur aux occupants de la pièce. Se dirigeant vers le vieux fauteuil préféré de son père, la jeune fille observa la silhouette rachitique dans le tissu rouge du meuble. Elle avait beau respecter son père, elle devait bien admettre qu’elle ne l’avait jamais connu autrement que plié sous le poids de la tristesse et du veuvage.
Celui-ci, de plus en plus âgé lui-même avait perdu une grande partie de la vue, aussi quand Gabrielle parvient à sa hauteur tendit-il les mains pour prendre les sienne. Du bout des doigts, il lui caressa ses paumes et sourit. Puis, il lui indiqua le siège qui lui faisait face et lui intima de s’y asseoir dans un faible souffle.


- « Gabrielle… Mon ange… »
« Père… »

Oui, si Le baron avait essayé d’inculquer la politesse à sa fille, il devait bien admettre que par bien des aspects, la présence d’une femme avait manqué pour l’appuyer. Et que sa fille continue à le couper, restait une preuve flamboyante de ses échecs. Pourtant, ces petits défauts restaient, il devait bien l’admettre, très attachant à son cœur. Pourtant, dans les minutes à venir, il espérait que ses lèvres resteraient closes jusqu’à ce qu’il ait terminé de parler. Car, si ce qu’il avait à dire serait difficile à entendre pour la jeune fille, ça le serait tout autant pour lui, son père.

- « Ma chère, vous avez atteins un âge où on ne joue plus dans la campagne avec les paysans… Et dieu sait que malgré mes interdictions, votre frère et vous avez battu la campagne… »

Voulant l’interrompre, la jeune fille ouvrit la bouche, prête à se défendre. Mais avant qu’elle n’articule le moindre son, le baron lui indiqua d’un signe de la main de se taire puis reprit avec un mince sourire aux lèvres :

- « Oh, ne craignez rien… Je l’ai toujours su. Et si je n’ai rien dit, c’est qu’il me semblait important que vous appreniez à faire vos armes pour l’avenir… Mais à présent, vous n’êtes plus une enfant. Vous êtes une belle jeune femme qui ressemble de jour en jour un peu plus à ma défunte épouse… »

Soupirant discrètement, Gabrielle posa le bout de ses doigts fins sur le collier qu’elle avait volé dans la chambre de sa mère, dix ans au par avant. Elle avait beau écouter son père avec attention, elle ne comprenait pas bien où il voulait en venir… Ou du moins, espérait-elle qu’il n’était pas en train de lui annoncer qu’il comptait la marier…

- « Votre frère était contre mon avis, mais vous le connaissez… Il est bien trop émotif… C’est la raison pour laquelle je l’ai envoyé dans les rangs de l’armée pour qu’il s’endurcisse un peu… Mais là, n’est pas la question… »

Hoquetant de surprise, Gabrielle se perdit dans un silence furieux. Comment son père pouvait-il faire cela à Philippe ? Lui qui détestait la violence…
Serrant les poings, elle sentit ses ongles s’enfoncer dans la chair tendre de ses paumes. A vingt-deux ans, son frère était capable de se défendre et de faire ses propres choix. Aussi, s’il avait accepté d’obéir aux ordres de son père, c’était qu’il devait en être ainsi…


- « Gabrielle ? M'écoutez-vous ? »
« Oh… Excusez-moi, père. J’avais l’esprit ailleurs… »
- « Hum… c’est bien ce qu’il me semblait… Je disais donc que je vous avais trouvé un mari. Un homme imp… »
« Je vous demande pardon ? Un mari ? Mais je n’ai que seize ans ! Et puis, il me semble que c’est à moi de choisir mon époux… »

A ces mots enflammés, la jeune femme s’était levée de son siège. Prête à bondir sur quiconque essaierais de la forcer à se calmer. Depuis toujours, elle savait qu’elle devrait obéir à son futur mari, que tous ses biens lui appartiendrais et qu’elle devrait lui offrir des héritiers en bonne santé. Mais jamais elle n’avait imaginer qu’elle n’aurait pas son mot à dire sur celui qui partagerait sa vie. Soupirant, son père se redressa à son tour et planta son regard dans le sien.

- « C’est un point sur lequel je ne vous laisse pas le choix. Dans moins de cinq jours, il viendra pour vous rencontrer. Montré vous aimable si vous ne voulez pas que je vous envoie au couvent. »

Ponctuant ses menaces par des coups de canne sur le parquet, il finit par lui tourner le dos afin de retourner s’installer à son bureau. Comprenant que son père en avait terminé avec elle, la jeune fille sortit en claquant la porte derrière elle. Et telle une tornade furieuse, elle se rendit directement dans les appartements de son frère. Durant cette longue nuit, les deux jeunes discutèrent, tantôt en colère, en pleurs ou encore tombant dans les bras l’un de l’autre. Durant toute leur enfance, ils avaient été l’un pour l’autre leur seule et unique famille. Car entre un père absent et une nourrisse, les deux jeunes s’étaient liés comme jamais.
Après ne longue nuit de palabres, Gabrielle rendit les armes, se rangeant à l’avis de son frère qui était beaucoup plus tempéré qu’elle.
Et voici comment il fut annoncé que la jeune femme se marierait avec le vieux général Albert de Lesquieux


Chapitre 4 : Se battre pour sa liberté, est-ce si mal ?

Quand le général posa un pied à terre, ses genoux flageolant montrèrent à la jeune femme que la date d’expiration du vieillard était depuis longtemps passée. Jetant un regard en biais à son père, elle lui lança un regard noir qui laissait entendre ce qu’elle pensait de son futur époux.
Pourtant quand le vieillard vient à sa rencontre en s’appuyant d’une canne, elle ne fit aucune remarque, se contentant de sourire le plus chaleureusement possible. Déjà écœurée en son fort intérieur, la jeune fille dut se mordre la langue pour ne pas laisser des paroles acerbes lui échapper.


*Comment se vieux croulant peut-il encore vouloir prendre femme à son âge ? A la seule vue d’un corps nu, je suis sûre que son cœur s’arrêterait de battre…*

Ecarquillant les yeux, la jeune fille comprit que là était sa chance de salut. Si elle misait sur la santé fragile du vieillard, peut-être pourrait-elle encore se sauver ! Redoublant de douceur envers le vieillard, elle sortit tous ses charmes. Conquis, le générale eut le plaisir de la voir évoluer avec toute la sensualité dont elle pouvait faire preuve. Mordant à l’hameçon, il ne fallut pas les cinq jours avant qu’il soit épris de la belle.
Et une nuit, alors que toute la maisonnée dormait, Gabrielle mit son plan en œuvre. Habillée d’une simple nuisette qui laissait deviner ses courbes féminines, elle frappa à la porte de la chambre de celui qui devait être son futur époux.


- « Qui est-ce ? »
« C’est moi, Gabrielle… Puis-je entrer ? »

La réponse ne se fit pas attendre et dans un faible grincement, la porte s’entrouvrit. Se glissant à l’intérieure, la jeune femme posa son chandelier sur la table qui faisait face au lit du vieillard. Surpris de l’accoutrement de la jeune femme, le général l’observa avec délice sans dire un mot. Puis d’une démarche féline, Gabrielle se rapprocha du vieillard.

« Comme le mariage est pour bientôt… je me suis dit que si je m’offrais à vous ce soir… »
- « Oui ? »
« Il n’y aurait pas de mal… Qu’en dites vous, mon cher ? »

Les mains du vieillard se mirent à trembler tandis que ce dernier les levait en direction de la jeune femme. Dans ses yeux, une flamme de désir semblait incendier l’esprit du vieillard. Les prenant entre ses mains, elle les dirigea vers les cordons qui maintenaient en place sa nuisette et le laissa défaire les nœuds. Comme elle l’avait prévu, il ne fallut tirer qu’une fois avant que tout lâche et que la nuisette ne lui tombe au cheville, laissant deviner son corps au vieillard. Aussi surpris qu’heureux le vieillard, effleura la peau de la jeune fille du bout des doigts, comme pour vérifier qu’elle était bien réelle.
Mais là encore, tout son corps se mit à trembler comme une feuille. Dans son cou, la jeune fille pouvait voir son artère pulser avec force tandis qu’il se reculait.
Alors voyant qu’il tiendrait le coup et ne voulant pas qu’il la touche, elle se dirigea vers un sac qu’elle avait emporté avec elle. Sortant deux verres et une bouteille, elle entreprit de les servir. Alors tout en grâce et volupté elle lui amena ce qui romprait ses dernières forces. Un alcool du terroir mélangé à quelques gouttes d’un puissant excitant qu’elle avait fabriqué elle-même à base de plantes des environs.
Après une gorgée, le vieillard se mit à trembler de plus belle. Et quand elle l’embrassa en portant une de ses vieilles mains parcheminée à sa poitrine, elle sentit que son cœur n’en pouvait plus. Alors, elle le relâchât et l’aida à s’installer sur le lit et se rhabilla en silence, laissant la grande faucheuse faire son office. Et quand elle fut certaine qu’il était mort, elle reprit ses affaires et quitta la chambre sans un bruit.


*Au moins, aura-t-il eu une fin heureuse…*

Suite à cela, il fut bien évident que le mariage fut annulé. Laissant une jeune femme attristée d’avoir perdu son premier mari avant même d’avoir jouit du mariage. Il fut annoncé que la mort était survenue naturellement et jamais, Gabrielle ne fut soupçonnée…

Chapitre 5 : Une lettre inquiétante.

Quelques années plus tard, alors que son père était mort de vieillesse, la jeune fille s’était installée dans la demeure de famille. Même si elle était heureuse de ne avoir épousé le vieux général des années au par avant, elle devait bien admettre que vivre seule lui pesait de temps en temps. Oh bien sûr, son frère lui rendait visite quand il le pouvait mais bientôt, il trouverait une épouse et devrait s’en occuper…

Et puis un jour, une lettre étrange provint à la jeune femme. Observant le sceau qui marquait la lettre, la jeune femme fut soulagée de voir qu’il s’agissait de celui de son frère. Décachetant l’enveloppe, avec joie, elle perdit rapidemment son sourire au fil de sa lecture…


« Chère Gabrielle, chère petite sœur,

Si je vous écris ces mots, c’est que je ne sais plus vers qui me tourner.
Vous êtes devenue mon seul espoir. Je ne peux plus avoir confiance en personne, l’armée est divisée et père reste sourd à toutes mes inquiétudes.
Ici, un complot se trame dans le but de renverser la monarchie. Je ne suis pas encore certain du but mais je pense qu’il s’agit de mettre un homme issu de l’armée au pouvoir. Et si je ne me trompe, la personne la plus probable serait Napoléon Bonaparte. Soutenu par le peuple, il est un visage que les français connaissent et respectent.
Pourtant, ma sœur, renverser le pouvoir par la force n’est pas la solution. Je crois en la monarchie et la défendrais jusqu’à la mort. Même si je dois me retourner contre mes frères d’armes…
Aussi ma sœur, s’il devait m’arriver malheur, je vous demanderai de faire bien attention à vous. Ne me pleurez pas car j’aurai accompli mon devoir avec fierté et courage jusqu’à mon dernier souffle.
Prenez soin de vous ma chère Lielle,

Avec tout mon amour,

Philippe. »


Serrant la lettre contre son cœur, Gabrielle laissa les larmes couler le long de ses joues sans même essayer de les retenir. Elle connaissait assez son frère pour savoir que cette lettre serait sans doute la dernière. En effet, il avait très certainement dut attendre le dernier moment pour la prévenir. Et le temps que ce papier ne lui parvienne qui pouvait dire ce qui s’était produit.
Elle pouvait reconnaître son frère dans chacun des mots utiliser, ainsi que la ferveur qu’il ressentait pour les monarques de leur pays. Et si elle respectait elle-même la monarchie, c’était bien parce que son frère le lui avait apprit au fil des ans…


Chapitre 6 : Une mort qui conduit à une nouvelle vie...

Deux semaines après la lettre de Philippe, Gabrielle reçut les pires nouvelles de sa vie. Son frère avait été tué alors l’armée se retournait contre la monarchie. Bien sûr, elle avait essayé de le tirer de là, elle était même partie pour Paris dans le seul but de le protéger mais rien n’avait fonctionné. Vivant le deuil comme elle ne l’avait encore jamais vécu, la jeune femme se promit qu’elle ferait ce que son frère n’avait pu faire. Elle le ferait pour lui puisqu’il y avait tenu jusqu’à offrir sa vie, mais aussi pour elle car elle était révoltée contre le nouvel empire…

Et puis, un jour, alors que Gabrielle se promenait dans un parc elle fit une rencontre qui changerait à jamais sa vie. Marie Couprois, une amie d’enfance qu’elle n’avait plus revue depuis si longtemps que les deux jeunes femmes faillirent ne pas se reconnaître. Pourtant, il ne fallut pas longtemps pour que la flamme des souvenirs se ravivent et que les deux demoiselles deviennent inséparables… Puis, quelques mois plus tard, Marie expliqua à Gabrielle qu’elle faisait partie d’un groupe de gens qui voulait revoir la monarchie au pouvoir. Et ce fut le point de départ de la nouvelle vie de la baronne.

Elle fut présentée à un homme, visiblement influent, qui n’était autre que le comte d’Artois. Celui-ci l’engagea pour une mission bien particulière, celle de charmer Napoléon Bonaparte lui-même dans le but de renverser l’empire. Et lorsqu’elle eut accepté de jouer sa nouvelle double vie, on lui présenta des personnes vers qui elle pourrait se tourner sans risque.
L’un d’eux n’était autre que le fils du comte. Et quand elle le vit, un déclic comme elle n’avait jamais vécu se déclencha en elle…

Ratant un battement de cœur, la jeune femme plongea son regard dans celui du jeune homme qu’on venait de lui présenter sous le nom de Charles-Ferdinand d'Artois. Réalisant une révérence distinguée, la jeune femme profita de ce court moment pour calmer son cœur et reprit les rennes de son esprit fougueux. Après tout, sa présence avait un but particulier. Elle n’était pas la pour batifoler ou encore pour laisser ses désirs la guider. Feignant donc l’indifférence face à lui, elle se détourna pour suivre sa route. Pendant quelques temps, ce petit manège lui permit de ne pas avoir à se poser de questions, mais depuis quelques temps un sentiment de frustration s’est insinué en elle. Sans doute à cause de la jeune demoiselle qui se balade au bras du duc… Mais cela pourrait sembler évident aux yeux de quelqu’un d’autre, en ce qui la concerne c’est impossible car le duc de Berry n’est rien d’autre qu’un allié…

Chapitre 7 : Et maintenant ?

Depuis peu, Gabrielle est entrée à la cour impériale. Elle y a rencontré Marie-Josèphe de Pérignon. Une jeune femme avec qui elle s’entend à merveille. Et bien que Gabrielle soit obligée de la trahir, elle doit avouer que depuis longtemps, elle n’avait plus connue une amie aussi proche. Pourtant, si la jeune femme s’entend à merveille avec elle, elle ne peut partager avec elle les secrets qui l’ont amenée à la cour…

Quand au but de sa mission, il avance. En effet, Gabrielle a rencontré Napoléon. Elle qui croyait rencontrer un petit homme grassouillet a été très surprise par le charme qui émane de ce personnage unique. Elle qui croyait que la mission serait simple se retrouve tout proche de tomber elle-même dans les pièges qu’elle pensait utiliser contre cet homme…
Il lui reste pourtant encre un obstacle de taille, Joséphine de Beauharnais, une vieille sorcière que Napoléon aime encore alors que cette dernière profite de son statut plus que de son amour. Autant dire que Gabrielle la déteste et aimerait rapidement trouver un moyen pour s’en débarrasser…

La suite des évènements reste incertaine, Gabrielle avance ses pièces mais l’ennemi en fait autant… Sur le grand échiquier de la vie, existe toujours des pièges inattendus et des retournements de situations bien étranges…

« Qu’elle est belle quand coule son rimmel »
Quand on regarde Gabrielle de Manseau, on ne peut séparer son physique de l’aura qui émane de sa personne. Il suffit qu’elle entre dans une pièce, qu’on pose son regard sur elle pour ressentir une douceur et une joie de vivre presque enfantine. C’est normal, la jeune femme a gardé son âme d’enfant. Très chaleureuse, pour certain elle est comme un soleil illuminant la pièce.
Puis quand on s’attarde sur son visage alors on découvre une beauté incroyable aux traits fins et délicats. Son visage auréolé d’une chevelure de couleur châtain oscillant entre le clair et le foncé, est rehaussée de fine mèche blonde dorée. Qu’elle soit lisse, bouclée ou simplement ondulée, cette crinière fait penser aux fauves puissants qui peuplent la savane. Magnifique contraste quand on voit le visage angélique de la demoiselle…
Puis très vite, on croise son regard de braise et là, on découvre toute la complexité de la charmante demoiselle. Dans ses prunelles brûlantes, on y ressent de la malice, enrobée de tendresse. Puis, quand on s’y plonge assez longtemps pour être englouti par se regard incendiaire, alors on découvre tapi dans le fond une tristesse sans nom, si soudaine qu’on en est poignardé par une lame de glace.
Et enfin, quand on parvient enfin à quitter son regard, on suit la ligne droite du nez de Gabrielle pour atterrir sur une bouche bien dessinée et pleine. Constamment rosée, ces lèvres hypnotiques appellent aux baisers les plus fous ou les plus tendres des hommes. De là, on laisse son regard glisser pour, ensuite, suivre les lignes purs d’un coup de cygne délicat qui surplombe un corps de rêve.
Elancée, la jeune femme dépasse la plupart des femmes. Grande d’au moins 1,70m, on ne peut faire qu’admirer chaque parcelle qui la constitue. Des pieds à la tête. Et sous ses robes, on peut deviner sa poitrine, son ventre ferme et légèrement musclé et puis ses jambes… Longues est fines, ont dirait celle d’une antilope, bien que dans l’ensemble la chancelière ait une allure plus féline…

Pourtant, si les hommes la trouvent séduisante, Gabrielle, elle a bien du mal de ne pas remarquer ses défauts ? A la fois trop grande, elle ne supporte pas de dépasser certains hommes. Comment trouver un homme plus grand que soi quand on dépasse déjà la taille moyenne de toute personne normale ? Et puis s’il n’y avait que ça ! Une poitrine aussi petite ne devrait pas exister. Quand elle voit ces femmes à la poitrine ronde et attirante, elle n’a qu’une envie, fuir et se cacher sous une robe de religieuse !
Pourtant si ces petits défauts la gêne, elle doit admettre qu’elle se sait attirante et que par conséquent, elle peut bien s’accommoder de ses détails, du moins jusqu’à ce qu’ils lui posent vraiment des problèmes…

« Que vois-je, Madame, vous rendrais-je écarlate?»
Gabrielle est une jeune femme impétueuse. Très vive, elle laisse très souvent ses sentiments la guider. Pourtant, étant assez réfléchie pour être capable de se contenir dans les cas où cela le requiert, la jeune femme à un grand maintient de sa personne. Tendre et romantique, la jeune femme a pourtant le défaut de laisser son cœur parler pour elle. L’amour est probablement l’arme la plus forte pour l’atteindre, car si elle baisse ses barrières devant quelqu’un, il ne sera plus très difficile de la faire souffrir. Autant dire que pour en arriver là, messiers, il y aura beaucoup de travail !
Sensible, la jeune femme peut sembler fragile quand on la connaît bien. Et en effet, sous ses aires de coriaces se trouve toujours une jeune fille parfois bien fragile.
Douce et chaleureuse, la jeune femme aime passer du temps avec les autres et discuter. Et si sa mission fait d'elle une femme cruelle, il n'empêche qu'elle reste agréable avec les gens qu'elle rencontre.
Elevée loin de la capitale, elle a vécu une éducation moins stricte que la plupart des femmes. Aussi est-elle capable d’agir en tant que simple paysanne et aussi en tant que femme du monde. Bien qu’elle soit un peu plus naturelle dans le premier cas, le deuxième reste à sa portée. Eduquée parmi des hommes, la jeune femme a très vite apprit à se battre et à combattre sa propre douleur. Et comme un animal féroce, lorsqu’elle est blessée, elle devient encore plus dangereuse.
Courageuse, elle se bat avec fougue pour ce qu’elle croit juste. Que ce soit en se mettant en danger ou non, elle mène son combat avec toutes les forces dont elle dispose.
Audacieuse, elle n’hésite pas à échafauder les plans les plus rusés dans le but d’arriver à ses fins. C’est d’ailleurs une grande manipulatrice pour qui mentir ne pose aucun problème, que ce soit par la parole ou par les gestes.
Cultivée, la jeune femme a beaucoup de centres d’intérêts, mais, s’est surtout intéressée à la botanique. En effet, depuis sa plus tendre enfance la puissance des plantes, l’avait toujours impressionnée. Jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’il était possible d’en tirer des produits de soins, des poisons ou encore des antidotes. A présent, elle manie ces savoirs avec fluidité et intérêt. Et par la suite, elle s’est tout naturellement intéressée à la médecine. Les gestes de premiers secours et les premiers soins sont d’ailleurs pour elle, un jeu d’enfant.

« J’avais rêvé d’une autre vie… »
S’il y a une chose que Gabrielle regrette c’est de ne pas avoir connu sa mère. Ce n’est pas qu’elle ait vécu une vie malheureuse sans elle, mais souvent, elle se demande ce serait différent si elle l’avait connue. Peut-être ne serait-elle pas une espionne en ce moment ? Peut-être serait-elle mariée à un homme qu’elle aimerait vraiment ? Dans tous les cas, elle ne doute pas que sa vie serait différente en ce moment…
L’un de ses pires regrets pourtant, est tout autre. Si elle avait put protéger son frère. Faire quelque chose pour le sauver… Car si elle a aimé un homme, c’est bien lui. Et comme elle aurait aimé le lui montrer une dernière fois avant qu’il ne meurt… Pourtant, jour après jour, elle lui prouve son amour. Par le courage qu’elle montre en effectuant sa mission et sa loyauté à Louis XVIII, la jeune femme défend l’honneur de son frère.
Et toujours pour lui, elle espère en secret, que le jour où la monarchie sera rétablie, elle pourra s’installer, se marier et fondée une famille aimante…

Les tuileries vous attendent, aurez-vous le courage de vous y rendre?

« Ange ou libertine? »
Gabrielle a très vite pris conscience de la force des charmes d’une femme. Et autant dire qu’elle a très vite apprit à s’en servir et à les mettre en valeur. Pourtant si elle aime se servir de son corps comme d’une arme, elle n’est pas pour autant une réelle libertine. A vrai dire, elle ne prend dans sa couche que les hommes qui représentent quelque chose pour elle. Qui la séduise par leur unicité car en effet, elle ne prend aucun plaisir à multiplier le nombre de ses amants. Elle n’a pas besoin de se prouver quoi que ce soit, elle sait qu’elle peut avoir les hommes qu’elle désire quand elle le veut. Enfin pas tout à fait car depuis peu, elle ne le peut plus tout à fait car elle se consacre totalement à sa mission.

« Royaume ou Empire? »
Empire ou royaume ? Empereur ou Roi ? Pour certaine personne, il n’existe là qu’une histoire de détails, de termes ou encore de personnage.
Pour Gabrielle, c’est tout le contraire. Elevée dans un royaume, elle a apprit à apprécier la famille représentante du pouvoir, ainsi que leurs meilleurs côtés et les moins bons. Convaincue que pour mener la France, il faut être né de sang royale, elle n’imagine pas un être non formé au pouvoir depuis sa plus tendre enfance, prendre les rennes du royaume… Plaçant toute sa confiance et sa fidélité en louis XVIII, Gabrielle sait que le seul homme à pouvoir ramener la paix sur le pays est le roi lui-même…
C’est sans doute le coup d’état militaire de Napoléon qui la choqua au point de choisir un parti plutôt qu’un autre. Renverser la monarchie par la traitrise, détruire l’équilibre du pays et du peuple, sans aucune raison valable à ses yeux, pour l’orgueil d’un seul homme, tout cela la révolte.
Pourtant, si elle a toujours été contre l’empire, ce sont pour des raisons personnelles qu’elle a choisit de prendre part au conflit.

«Fidèle ou comploteuse?»
Gabrielle s’est engagée aux côtés de la monarchie. Suite à une rencontre unique, elle est entrée au service de Louis XVIII en tant qu’espionne. Fidèle au roi, elle désire l’aider en renversant l’empire de l’intérieure. Rusée et manipulatrice, la jeune femme compte bien utiliser ses charmes sur Napoléon dans le but de conquérir son cœur… Entrée à la cour, elle découvrira bien vite que l’être vile et détestable qu’elle s’était imaginé est bien différent de ce que veulent bien admettre les rumeurs. Alors, qui charmera qui ? Et lorsqu’un choix sera à faire, vers quelle homme ira la fidélité de la jeune femme ?

Pardonnez-moi, je n’ai pas bien saisi.

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MessageSujet: Re: Gabrielle de Manseau   Lun 16 Aoû - 5:35

Bonjour tendre Gabrielle,

votre présentation m'a fait une forte impression. Vous êtes sans aucun doute taillée pour le rôle que vous désirez tenir à notre Cour. Excepté quelques petites fautes - rien de bien méchant -, il me ferait plaisir de vous valider sans la moindre hésitation. Votre histoire est émouvante et bien menée. Il nous est facile de voir votre talent. Cependant, je laisse monsieur de Berry décider de votre sort, puisque vous lui êtes étroitement liée et que vous dépendez de lui. Votre validation sera donc faite sous peu.
Au plaisir de vous revoir bientôt,
votre N.
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Secrets: J'aime comme un fou la femme que j'ai poussée dans les bras de mon pire ennemi.
MessageSujet: Re: Gabrielle de Manseau   Lun 16 Aoû - 6:56

Douce Gabrielle, enfin! Je suis très heureux que la femme au centre de l'intrigue principale soit déjà incarnée, et surtout par quelqu'un comme vous, qui semblez avoir beaucoup de talent pour l'écriture. Je valide votre présentation avec joie et non sans la hâte de partager un sujet avec vous très prochainement !

Bienvenue à la cour du roi, digne et unique dirigeant de la France!
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MessageSujet: Re: Gabrielle de Manseau   

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