Stéphanie de Beauharnais [Terminé]

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Feuille de personnage
Désirs: Continuer de vivre comme je le fais présentement, et ne jamais quitter les Tuileries
Secrets: J'ai peur de ne pas être suffisament digne de mon titre
MessageSujet: Stéphanie de Beauharnais [Terminé]   Lun 16 Aoû - 8:21

Stéphanie de Beauharnais
Feat._____ Rachelle Mcadams


  • Age : 16 ans, presque 17 !


  • Titre ou métier : Princesse impériale et future grande duchesse de Bade.


  • État social : Fiancée


  • Origines : Françaises


« Qu’une danse emporte ma vie »
Je suis née le 11 Fructidor de l’an 1 de l’ère de la Liberté. Je suis une enfant de la Révolution, née dans le souffle du renouveau. Bien sûr, en cette année-là, on n’utilisait pas encore le calendrier républicain. On peut donc dire que je suis née le 28 Août 1789. Enfin. Vous vous doutez bien que dans une France tourmentée par la récente Révolution, je n’ai pas eu une enfance classique ou normale. Pour commencer, ma mère est morte quand j’avais deux ans. Je n’ai aucun souvenir d’elle, mais ma marraine, Lady Bath, à qui mon père m’a confiée après la mort de ma mère (les hommes ne s’occupent pas des enfants, voyez-vous), m’a offert une miniature d’elle, que j’ai blottie dans un pendentif qu’il me prenait souvent de porter étant jeune. Lady Bath, tout comme mon père, n’a pas semblé vouloir de moi et elle m’a refilée à deux religieuses du Panthémont, qui se sont chargées de mon éducation. Bon… ils disaient ne pas vouloir me quitter, qu’ils devaient à tout prix émigrer, mais le fait est qu’ils sont partis et m’ont laissée ici. J’appelle ça l’abandon. Mais au Panthémont, au moins, j’étais bien! Malheureusement, l’abbaye a eu tôt fait d’être fermée, et les religieuses m’ont prise avec elles pour partir dans le midi. Je me souviens encore des journées chaudes et ensoleillées qui en précédaient des pareilles. La vie était douce, tranquille. Mesdames de Mézières et de Savery étaient plutôt gentilles avec moi… Je crois qu’elles m’aimaient bien. Bizarrement, j’ai été élevée dans les plus stricts sentiments royalistes, moi qui était la cousine de l’impératrice, moi qui allait devenir Princesse Napoléon. Enfin… Je crois que les deux vieilles étaient simplement tristes que la Révolution leur ait volée leur chère abbaye, et qu’elle leur ait enlevé tant d’amis. Je ne m’intéressais pas beaucoup à ces choses-là, pour tout dire.

Je crois pouvoir dire que ma vie a réellement commencé le jour où, par hasard, Joséphine a parlé de moi au général Bonaparte, son mari. Je crois qu’il a dû soit être touché ou intrigué par mon histoire, soit voir en moi quelque atout politique futur, mais le résultat est le même. Dès la semaine suivante, le futur couple impérial me ramenait à Paris, et j’étais accueillie aux Tuileries par l’extravagante Joséphine. Jamais je n’aurais pu rêver mieux! Mon retour à Paris constitue encore aujourd’hui pour moi le plus beau des contes de fée. J’avais l’impression que le monde s’ouvrait à moi, que la vie s’étendait à perte de vue et que tout, absolument tout, était à la portée de ma Beauharnais de main. Merci à mon père qui, même s’il ne s’est pas occupé de moi une seule seconde et m’a complètement délaissée même à mon retour à Paris, m’a toutefois laissé ce nom qui allait changer ma vie. À mon arrivée aux Tuileries, j’ai eu la honte de découvrir que mon éducation avait été passablement négligée. Si je connaissais un peu de tout, je ne connaissais, apparemment, rien suffisamment. Heureusement, le Général a eu la générosité de m’envoyer là où toutes les jeunes filles de la haute noblesse avaient reçu leur éducation; chez Madame Campan. Ce sont ces quelques années passées là-bas qui ont fait de moi la jeune femme que je suis désormais.

Napoléon m’a retirée de Saint-Germain il y a quelques mois seulement, dans le but de me marier à Charles de Bade. C’est un grand-duc héritier, un bon parti. Je l’ai rencontré pour la première fois lors d’un pique-nique impérial, et j’avoue que malgré sa beauté, il ne m’a pas fait grande impression. Je me souviens encore de la désinvolture avec laquelle il s’est présenté à moi. Il m’a peut-être trouvé quelque intérêt, nul ne le sait, car jamais il ne m’en a montré. Enfin peut-être, seulement pour contenter l’Empereur… Il est vrai que Napoléon m’a fort bien dotée en vue de ce mariage, plus précisément avec le titre de Princesse Française qu’il m’a offert en m’adoptant. Je n’ai pas revu Charles très souvent. Je sais que je me marierai avec lui et que je devrai tout faire pour le rendre heureuse, mais en attendant, je profite de ma vie aux Tuileries!

D’ailleurs, les mondanités de Paris me plaisent énormément. Je me sied à merveille dans toutes ces activités plus glamour les unes que les autres et je m’amuse beaucoup au jeu de la séduction, flirtant avec les uns comme les autres. Évidemment, jamais je n’oserais compromettre mon honneur… tout cela n’est qu’un jeu de gamine.

Les bals de la cour m’on tout donné, particulièrement le jour de l’arrivée des émissaires irlandais. Vêtue élégamment, coiffée magnifiquement, je dansais dans les bras de l’un et de l’autre quand les irlandais sont entrés dans la salle. Tout de suite, mon regard s’est posé sur l’un d’entre eux, le plus grand, dont les cheveux foncés et la barbe mal taillée contrastaient avec la clarté du regard. Je me suis sentie défaillir. Mes genoux se sont dérobés sous moi, si bien que j’ai dû prendre un siège. Il a dû voir mon malaise, car son regard à couper le souffle s’est posé sur moi… m’enflammant. Je sentais le feu dans mes veines et ma gorge asséchée, ma tête en tournait presque tant mon cœur pompait le sang à grande vitesse. Il s’est approché de moi, m’a baisé la main, s’est présenté comme étant Liam Sullivan. Son adorable accent était mélodieux à mes oreilles et son sourire m’émerveillait. Ce soir-là, nous avons dansé toute la nuit, les yeux dans les yeux, apprenant à nous connaître. Depuis, nous nous voyons le plus souvent possible et faisons beaucoup d’activités ensemble. Je l’aime, il m’aime, et il n’y a rien contre les amours adolescentes.


« Qu’elle est belle quand coule son rimmel »


Quand je me regarde dans le miroir, pendant que les couturières ajustent, reprennent, épinglent et piquent mes tenues, je vois une jeune fille qui n’est ni trop grande ni trop petite, avec une chevelure brune bouclée taillée aux épaules. Je ne suis pas suffisamment vaniteuse pour affirmer être l’une des plus belles femmes de l’Empire, car ce n’est de toute façon pas vrai. Je dis simplement que, quand je me regarde aujourd’hui, il est difficile de me reconnaître tant j’ai changé depuis quelques années. Ma silhouette d’enfant auparavant étroite et élancée a maintenant les formes de la féminité; mes hanches et ma poitrine ont enflé et j’avoue que je me plais à me voir avec de telles formes. Même mon visage a quitté l’enfance en perdant quelque rondeur, me laissant avec des traits sinon très fins, du moins très nobles et, je dois dire, attirants. Mes yeux verts sont bordés de cils noirs très longs, et mes lèvres pleines s’étirent en un sourire que l’on dit magnifique, et qui creuse dans mes joues des petites fossettes me redonnant l’air d’une gamine. Quand j’étais enfant, je ne me trouvais pas la plus jolie. Mais aujourd’hui, munie de mon corps de femme, de mon beau visage, de ma peau pâle et de mes cheveux splendides, de mon regard malicieux et de ma démarche assurée, j’ai toute la confiance dont une femme a besoin pour éblouir par ses charmes sans même faire un effort. Quoi? C’était la partie où on pouvait se vanter, non?

« Que vois-je, Madame, vous rendrais-je écarlate?»

Aux yeux de tous et de la société, je suis maintenant une femme. Mes formes le prouvent, mes fiançailles le prouvent, mon âge le prouve et j’en ai même un petit rappel à chaque 30 jours. Mais alors pourquoi ai-je toujours envie de m’amuser, et pourquoi est-ce que j’abhorre à ce point l’expression « remplir son devoir »? Je suis une femme bientôt mariée et pourtant, je passe mes soirées dans les bals à flirter et à rigoler avec mes amies. C’est un peu comme si j’adorais profiter des avantages qu’amènent le fait d’être une femme, comme le jeu de séduction, la crédibilité, les permissions et les invitations, mais que je détestait les obligations qui s’y rattachent. Est-ce qu’on passe vraiment de l’enfance à l’âge adulte? Ne peut-on pas avoir un temps de liberté et d’adaptation quand, alors que l’on sort de la paisible enfance, on doit abruptement entrer dans le monde des grands? Je me perds dans mes réflexions, on dirait. Revenons-en à ma personnalité. Je suis donc une jeune fille (disons jeune fille plutôt que femme, voulez-vous?) charmante, incroyablement drôle, plutôt immature et surtout inspirée de joie de vivre. Je suis de toutes les fêtes et j’aime attirer l’attention sur moi par une blague où une anecdote… Je suis très bonne conteuse! Malgré mon immaturité, je suis quand même intelligente et cultivée et j’aime beaucoup les mots d’esprits. Je ne manque pas de répartie et j’anime une discussion comme personne. Je crois que les gens m’aiment parce que je suis sans malice et que je les distrais.


« J’avais rêvé d’une autre vie… »
Euh, non… je n’avais pas vraiment rêvé d’une autre vie. Ma vie me sied à merveille. J’ai toujours su que je devrais me marier, avoir des enfants, rendre mon mari heureux et aller à l’Église le plus souvent possible. Le mariage est un passage obligé. Napoléon a fait de moi sa fille, me donnant le plus joli titre que j’aurais pu espérer obtenir, et il a fait de moi une grande duchesse en me donnant à Charles II de bade. Qu’est-ce qu’une femme peut espérer de plus? Un mari libertin qui la laisse vivre sa vie? Eh bien, ça aussi je l’ai. Il faut dire que Charles ne s’intéresse pas vraiment à moi. Enfin… si, tout le monde a des regrets, finalement. À force d’écrire, ils me viennent à l’esprit. Comme toutes les femmes, je suis une romantique et même si je suis incroyablement bien mariée, j’aurais tant aimé pouvoir me montrer main dans la main avec Liam, mon grand amour, en public, et avoir la liberté de porter ses enfants…

Les tuileries vous attendent, aurez-vous le courage de vous y rendre?

« Ange ou libertine? »
Aimer le jeu de la séduction fait-il de moi une libertine? Je ne crois pas, parce que jamais je ne me suis donnée, à aucun homme d’ailleurs. Encore moins mon fiancé… mais le mariage est prévu pour avril. J’avoue que cela me tourmente un peu, car je n’ai aucun sentiment pour cet homme. Celui à qui j’aimerais me donner, c’est Liam, bien entendu… mais je ne peux le faire avant ma nuit de noce, pour préserver mon honneur. En attendant, il est vrai que j’ai pris amant en la personne de Liam, mais que peut-on faire contre les amours adolescentes, celles qui nous prennent par le creux du ventre et nous emportent haut dans le ciel, celles qui nous transportent là où tout est permis? Je ne suis pas une débauchée, je ne courtise que pour le plaisir et l’envie de plaire. J’aime un homme et je suis sienne, et cet homme n’est pas mon mari… est-ce si mal?

« Royaume ou Empire? »
Je suis une princesse de France, une de Beauharnais, adoptée par l’Empereur lui-même (voulant probablement se racheter d’avoir volé son épouse à mon pauvre futur mari, et de m’avoir refilée à sa place…) Jamais je n’aurais pu espérer obtenir meilleur titre. Napoléon est non seulement un génie militaire, c’est un amoureux de la France, dont il a le nom gravé sur le cœur. Sa mégalomanie en fera une légende, et l‘on se souviendra de lui bien plus que de tout autre roi de France, justement parce qu’il n’en est pas le roi, mais l’Empereur. Ce titre, si noble et empreint de gloire, rappelle les plus grands des siècles passés. Quand se souvient-on d’un royaume? Ne parle-t-on pas des plus grandes puissances en les appelant Empires? Je suis indubitablement fidèle à Napoléon, dans mon cœur et dans mes actions. Je l’aime comme un père, et l’aimerai toujours ainsi. Bien sûr, certains ne sont pas d’accord avec ses politiques, ses guerres et le sang qu’il verse. Mais personne n’a forcé ces soldats à le suivre en campagne, sinon l’attirance de la gloire et de l’honneur ainsi que le plaisir de rendre au père de la France un peu de ce qu’il donne. Je m’étends, je sais, je parle trop… mais pour faire court, voyons voir… Vive la France! Vive Napoléon!

«Fidèle ou comploteuse?»
Bien sûr, je ne suis pas sotte, je sais très bien que Napoléon n’a pas que des admirateurs dans la capitale, et dans le monde également. Les pauvres monarques se croient légitimes et ils revendiquent leur place à la tête de la France. Quel culot, non mais! Après que ce peuple les aient décapités, de croire qu’il en voudra encore et qu’il les laissera reprendre le trône. Oh, tout est idéal dans mon petit monde à moi, alors il n’y a nulle raison de comploter, pour un côté ou pour un autre.

Pardonnez-moi, je n’ai pas bien saisi.

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Quelque chose à rajouter : Désolée pour la courte histoire, mais je vous assure avoir le niveau pour ce forum !
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MessageSujet: Re: Stéphanie de Beauharnais [Terminé]   Mer 25 Aoû - 9:37

Bonjour Princesse,

Bienvenue sur notre forum! Nous sommes enchantés de recevoir à la cour une personne aussi rafraîchissante que vous. Votre histoire fait plus que la longueur demandée; elle n'est donc pas si courte! Et malgré l'absence de parties en RP, vous semblez bien vous approprier ce personnage, en vous infiltrant avec doigté dans ses pensées et ses sentiments.

Je valide votre fiche de présentation avec grand plaisir, mais attention, vous êtes désormais mon ennemie!

Charles.
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